2025-2025 Rapport sur les appels à la justice : 7.1 - 7.9 : Appels visant les fournisseurs de services de santé et de bien-être
Découvrez comment le gouvernement du Canada répond aux appels à la justice 7.1 à 7.9.
Les initiatives rendent compte de leurs progrès en fonction de leur réponse à un appel à la justice, ou à une partie d'un appel à la justice.
Les mises à jour sont basées sur les données fournies le 3 juin 2026.
Sur cette page
- 7.1 : Reconnaître les peuples autochtones comme des experts de leurs propres soins et de leur guérison
- 7.2 : Veiller à ce que les services de santé et de bien-être destinés aux peuples autochtones comprennent du soutien à la guérison de toutes les formes de traumatismes qui persistent, y compris les traumatismes intergénérationnels, multigénérationnels et complexes
- 7.3 : Appuyer les initiatives axées sur la prévention qui sont dirigées par des peuples autochtones en matière de sensibilisation à la santé et d'éducation communautaire
- 7.4 : Appuyer la revitalisation des pratiques autochtones liées à la santé, au bien-être et aux soins aux enfants et aux Aînés
- 7.5 : Financer et doter en permanence des ressources nécessaires aux programmes spécialisés d'intervention, de guérison et de traitement, ainsi qu'aux services offerts en langues autochtones
- 7.6 : Veiller à ce que les employés des services de santé reçoivent une formation continue sur les réalités autochtones
- 7.7 : Appuyer la formation et le travail des autochtones dans le domaine de la santé et du bien-être
- 7.8 : Créer des occasions efficaces et bien financées d'encourager les Autochtones à travailler dans le domaine de la santé et du bien-être au sein de leurs communautés, et de proposer des mesures socioéconomiques incitatives à cet égard. Cela comprend des mesures concrètes visant à recruter, à embaucher, à former et à maintenir en poste à long terme du personnel et des membres des communautés autochtones locales afin que l'ensemble de celles-ci aient accès à des services de santé et de bien-être
7.1 : Reconnaître les peuples autochtones comme des experts de leurs propres soins et de leur guérison
Les peuples autochtones, c'est-à-dire les Premières Nations, les Inuits et les Métis, y compris les personnes 2ELGBTQQIA, sont les spécialistes des soins qui les concernent et de leur propre guérison, et que les services de santé et de bien-être sont le plus efficace lorsqu'ils sont conçus et prodigués par des Autochtones, conformément aux pratiques, aux conceptions du monde, aux cultures, aux langues et aux valeurs des différentes communautés inuites, métisses et des Premières Nations qu'ils servent.
Initiatives
Cercle national pour la formation médicale en santé autochtone – Santé Canada
Aperçu de l'initiative
Le Cercle national pour la formation médicale en santé autochtone (CNFMSA) est un organisme sans but lucratif créé pour faire progresser l'éducation médicale autochtone et contribuer à la prestation de soins culturellement sûrs. Le CNFMSA a été créé en partenariat avec l'Association des médecins autochtones du Canada, l'Association des facultés de médecine du Canada, le Collège des médecins de famille du Canada, le Conseil médical du Canada et le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada. Ce partenariat a été conçu pour garantir que l'accès des peuples autochtones aux soins est de haute qualité, culturellement sûr et exempt de racisme, ce qui commence par un changement systémique dirigé par les Autochtones. La nécessité d'un système de soins de santé sûr qui répond aux besoins de tous ceux qui y ont accès est évidente, mais compte tenu des expériences continues de racisme de la part des patients, des médecins et des apprenants en médecine autochtones, il est urgent d'agir pour que les droits des peuples autochtones en matière de santé et de soins de santé soient respectés.
Le CNFMSA assurera le leadership et le soutien des partenaires alors qu'ils s'acquittent de leurs responsabilités collectives pour répondre à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, aux appels à l'action de la CVR et aux appels à la justice pour les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.
Mises à jour pour l'exercice 2025-2026
En 2025-2026, le CNFMSA a élaboré, mis à l'essai ou offert une gamme d'ateliers, de modules, de programmes et de cours.
Élaboration d'ateliers : Élaboration de plusieurs ateliers portant sur la sécurité culturelle, la lutte contre le racisme et l'évaluation. Ces ateliers sont axés sur la mobilisation respectueuse, la lutte contre les déséquilibres de pouvoir inhérents au système de soins de santé, l'alliance, la politique de lutte contre le racisme envers les Autochtones et la garantie de méthodes d'évaluation appropriées. Ces ateliers seront offerts par le biais du système de modules d'apprentissage du CNFMSA.
Modules sur le bien-être et la joie des médecins autochtones : Le CNFMSA travaille avec l'Association des médecins autochtones du Canada pour élaborer des modules sur le bien-être et la joie des médecins autochtones qui seront offerts en 2027. Ces modules font la promotion du bien-être des médecins autochtones, de la consultation des Autochtones, des pratiques de bien-être propres aux étudiants et aux résidents autochtones dans les normes d'agrément, des programmes et des services adaptés à la culture, et plus encore.
Programme de perfectionnement en leadership du corps professoral autochtone en début et en milieu de carrière : En 2025, le CNFMSA a mis à l'essai le premier programme IFDLP en début ou en milieu de carrière. Il s'agit d'un programme mixte de formation en leadership de huit mois conçu pour aider les médecins autochtones à naviguer dans la médecine universitaire au Canada et à la façonner. Élaboré par le groupe de travail sur le recrutement et le maintien en poste du corps professoral autochtone dans le cadre de la phase I du CNFMSA, le programme répond à la sous-représentation des médecins autochtones leaders dans le milieu universitaire et la pratique; et offre une formation fondée sur la culture qui reflète les modes de connaissance, de faire et d'être autochtones. Chaque module s'appuie sur l'auto-positionnement des participants dans l'identité autochtone, favorisant une réflexion continue tout en développant des compétences pratiques en leadership. Les domaines d'intérêt comprennent la formation de l'identité professionnelle, la gestion du syndrome de l'imposteur, la résolution de conflits, la gouvernance universitaire, l'encadrement, la mobilisation des médias et l'intégration des cérémonies et de la culture dans la pratique professionnelle.
Cours Racisme envers les Autochtones 101 : Le CNFMSA a élaboré le cours Racisme envers les Autochtones 101 afin de fournir des connaissances de base qui permettront aux participants d'accroître leurs compétences pour être en mesure de reconnaître les cas de racisme envers les Autochtones, de comprendre le concept de lutte contre le racisme et les moyens de mettre en œuvre la lutte contre le racisme dans les politiques ou les pratiques.
Réponse à l'appel à la justice 7.1
Le CNFMSA répond à l'appel à la justice 7.1 en renforçant la capacité et le leadership autochtones dans le domaine de la santé, de l'éducation et des systèmes de santé grâce à un perfectionnement professionnel dirigé par les Autochtones qui aide les médecins autochtones à faire progresser et à façonner la médecine universitaire au Canada. En 2025, le CNFMSA a mis à l'essai le Programme de perfectionnement en leadership du corps professoral autochtone en début et en milieu de carrière, un programme mixte de huit mois élaboré par le Groupe de travail sur le recrutement et le maintien en poste du personnel enseignant autochtone dans le cadre de la phase I du CNFMSA pour remédier à la sous-représentation des médecins autochtones leaders dans le milieu universitaire et la pratique. Le programme offre une formation fondée sur la culture qui reflète les façons de savoir, de faire et d'être autochtones et aide les participants à naviguer dans les environnements institutionnels tout en développant des compétences pratiques en leadership. Chaque module s'appuie sur l'auto-positionnement dans l'identité autochtone et la réflexion continue et comprend la formation de l'identité professionnelle, la gestion du syndrome de l'imposteur, la résolution de conflits, la gouvernance universitaire, l'encadrement, la mobilisation des médias et l'intégration des cérémonies et de la culture dans la pratique professionnelle.
Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient d'un bassin renforcé de médecins autochtones qui peut influencer l'éducation médicale, les services de santé et la culture institutionnelle vers des soins culturellement sûrs, mieux adaptés et exempts de racisme.
Répercussions principales
- Élargissement du leadership autochtone au sein de la médecine universitaire : Le CNFMSA a mis à l'essai le Programme de perfectionnement en leadership du corps professoral autochtone en début et en milieu de carrière, un programme mixte de huit mois qui répond à la sous-représentation des médecins autochtones leaders et développe des compétences pratiques fondées sur les façons autochtones de savoir, de faire et d'être
Détails sur le financement
Le CNFMSA est financé par le Fonds stratégique et les politiques en matière de soins de santé de Santé Canada et l'Association médicale canadienne. Le CNFMSA a conclu une entente de financement de 4,6 millions de dollars avec Santé Canada sur une période de trois ans.
Fonds d'intégration des services de santé – Services aux Autochtones Canada
Aperçu de l'initiative
Le Fonds d'intégration des services de santé (FISS) est une initiative qui appuie la planification collaborative et des projets pluriannuels visant à mieux répondre aux besoins en matière de soins de santé des Premières Nations et des Inuit.
Par l'entremise du FISS, Services aux Autochtones Canada (SAC) travaille avec les gouvernements provinciaux et territoriaux ainsi qu'avec les organisations des Premières Nations et des Inuit afin : 1) d'améliorer l'accès des Premières Nations et des Inuit aux services de santé grâce à des initiatives collaboratives intergouvernementales; 2) d'améliorer l'intégration, au niveau des services, des programmes et services de santé financés par les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux pour les Premières Nations et les Inuit; 3) d'adapter les programmes et services de santé des gouvernements territoriaux ou provinciaux concernés afin qu'ils répondent mieux aux besoins des Premières Nations et des Inuit; 4) d'intégrer les méthodes de guérison traditionnelles et les pratiques culturelles des Premières Nations et des Inuit au système de santé; 5) d'appuyer la collaboration des Premières Nations et des Inuit avec des partenaires dans la planification, la prestation et la gestion des programmes et services de santé; et 6) de renforcer la capacité des peuples autochtones à contrôler la conception, la prestation et la gestion des programmes et services de santé.
Depuis sa création, le Fonds d'intégration des services de santé a financé plus de 300 projets et continue de travailler avec les gouvernements provinciaux et territoriaux ainsi qu'avec les organisations des Premières Nations et des Inuit afin de répondre aux besoins en matière de soins de santé des Premières Nations et des Inuit.
Mises à jour pour l'exercice 2025-2026
En 2025-2026, un total de 55 projets ont été financés, notamment :
- Des communautés des Premières Nations du Nouveau-Brunswick travaillent ensemble afin de renforcer les relations entre les communautés, de poursuivre l'autodétermination en santé et de participer à des processus dirigés par les communautés visant à intégrer les services de santé fournis aux membres des Premières Nations au Nouveau-Brunswick.
- Le Meadow Lake Tribal Council travaille avec la Saskatchewan Health Authority à l'élaboration d'un protocole d'entente qui accroîtrait l'accès des Premières Nations aux soins de santé (notamment l'accès à des médecins, à des infirmières praticiennes et à des services de santé mentale et de traitement des dépendances) plus près de leurs communautés.
- L'unité de stabilisation de la Première Nation d'Ochapowace offre un soutien 24 heures sur 24 aux membres de la communauté qui attendent une place en traitement des dépendances ou qui ont récemment reçu leur congé d'un tel traitement, afin de les aider à développer une structure et une routine en préparation au traitement et à maintenir leur engagement envers le rétablissement dans un environnement bienveillant après le traitement. Le soutien est offert selon une perspective culturelle crie et met l'accent sur le lien avec la terre, les cérémonies et la langue.
- Le Centre d'amitié autochtone de Québec (CAAQ) établit des partenariats et crée un point de service de proximité afin d'accroître l'accès à des services de santé et à des soutiens culturellement adaptés pour les Autochtones vivant en milieu urbain au Québec.
- Thay K'I Anint'I (TKA) renforce la capacité en matière de soins de suivi en élaborant un modèle de carrefour pour les programmes de rétablissement et de soutien liés à la consommation de substances dans les communautés des Premières Nations du Yukon.
Réponse à l'appel à la justice 7.1
Le FISS répond en partie à l'appel à la justice 7.1 en appuyant des initiatives collaboratives et intergouvernementales qui améliorent l'accès des Premières Nations et des Inuit à des services de santé équitables et culturellement appropriés. L'initiative fait progresser les solutions de soins de santé dirigées par les Autochtones en finançant des projets qui intègrent des pratiques de guérison traditionnelles aux systèmes de santé généraux et en permettant aux communautés autochtones de collaborer à la conception, à la prestation et à la gestion des services de santé. Grâce à des partenariats avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, le FISS contribue à éliminer les obstacles liés aux compétences, favorise des soins culturellement sécuritaires et appuie des changements systémiques qui harmonisent la prestation des services de santé avec les visions du monde autochtones et les droits à l'autodétermination en matière de santé et de mieux-être. Les survivantes, les familles et les communautés autochtones bénéficient de ce programme en obtenant un meilleur accès à des services de santé intégrés et culturellement ancrés qui reflètent leurs besoins, leurs traditions et leurs droits particuliers.
Répercussions principales
- Intégration intergouvernementale : le FISS facilite la collaboration entre les partenaires autochtones, fédéraux, provinciaux et territoriaux afin d'améliorer la continuité et l'accès aux soins
- Inclusion de la guérison traditionnelle : les projets appuient l'intégration des pratiques de guérison et des approches culturelles autochtones dans les systèmes de santé généraux
- Leadership communautaire dans la planification de la santé : les communautés et les organisations autochtones participent de plus en plus à la conception et à la prestation des services de santé
- Changement systémique dans la prestation des services de santé : le Fonds contribue à susciter des changements qui rendent les systèmes de santé plus inclusifs, accessibles et adaptés aux besoins des communautés des Premières Nations et des Inuit
Détails sur le financement
Le FISS est un programme régional fondé sur les propositions qui attribue 17,1 millions de dollars par année aux communautés et organisations des Premières Nations et des Inuit, ainsi qu'aux gouvernements provinciaux et territoriaux et aux organisations de santé qui travaillent en partenariat avec les communautés autochtones. Les montants de financement varient selon la portée et la durée des projets approuvés.
Le financement du FISS est également utilisé pour s'harmoniser avec les objectifs plus larges de l'initiative Transformation de la santé de SAC, qui appuie le développement de la capacité et de la gouvernance des organisations autochtones qui souhaitent assumer le plein contrôle de la conception, de la prestation et de la gestion des services de santé administrés par le gouvernement fédéral.
Fonds pour l'équité en santé des Autochtones – Services aux Autochtones Canada
Aperçu de l'initiative
Le Fonds pour l'équité en santé des Autochtones (FESA) de Services aux Autochtones Canada (SAC) fournit 2 milliards de dollars sur dix ans afin de répondre aux défis particuliers auxquels font face les peuples autochtones en matière d'accès juste et équitable à des services de santé de qualité et culturellement sécuritaires.
Le FESA comprend deux volets de financement :
- Financement fondé sur les distinctions : 190 millions de dollars par année sont versés aux communautés des Premières Nations, des Inuit et des Métis afin d'appuyer des priorités de santé autodéterminées
- Initiatives ciblées : 10 millions de dollars par année sont versés à certaines organisations autochtones afin d'appuyer des projets à court terme, novateurs et transversaux qui répondent à des priorités particulières et à des enjeux émergents en matière de santé autochtone
Le FESA constitue une base de financement souple et à long terme qui respecte l'autodétermination autochtone en matière de santé et soutient l'élaboration et la prestation de services qui reflètent les expériences vécues, les cadres culturels et les modèles de mieux-être des peuples autochtones.
Mises à jour pour l'exercice 2025-2026
Services aux Autochtones Canada continue de travailler en étroite collaboration avec les communautés des Premières Nations, des Inuit et des Métis pour mettre en œuvre le Fonds pour l'équité en santé des Autochtones à l'appui d'approches dirigées par les Autochtones visant des services de santé de qualité et culturellement sécuritaires. Alors que la mise en œuvre est en cours dans toutes les régions, le Ministère se concentre sur le renforcement de l'administration du programme, notamment par un travail continu avec les communautés autochtones sur la mise à jour de leurs plans, les rapports et les résultats, ainsi que sur des discussions continues concernant la meilleure façon de rendre compte des progrès.
Réponse à l'appel à la justice 7.1
Le Fonds pour l'équité en santé des Autochtones répond pleinement à l'appel à la justice 7.1, puisqu'il fournit du financement à des initiatives autodéterminées et dirigées par les Autochtones afin d'accroître l'accès juste et équitable à des services de santé de qualité et culturellement sécuritaires.
Les survivantes, les familles et les communautés autochtones bénéficient de la stabilité et de la réactivité accrues de systèmes de santé qui reflètent leurs valeurs, leurs systèmes de connaissances et leurs pratiques de guérison. Le Fonds appuie le développement à long terme de services autodéterminés, ancrés dans la sécurité culturelle et conçus pour éliminer les obstacles systémiques à l'accès aux soins.
Répercussions principales
- Favorise l'autodétermination autochtone : donne aux communautés les moyens de concevoir et de mettre en œuvre des solutions de santé adaptées à leurs priorités
- Accroît l'accès à des soins culturellement sécuritaires : appuie des modèles de soins fondés sur les valeurs, les langues et les traditions autochtones
- Réduit les iniquités en santé : répond aux écarts structurels et systémiques au moyen d'investissements soutenus
- Encourage l'innovation : finance des initiatives ciblées à court terme qui explorent de nouveaux modèles de prestation de services de santé culturellement appropriés
- Renforce la capacité communautaire : appuie le leadership, la planification et le changement systémique à long terme en santé autochtone
Détails sur le financement
Le Fonds pour l'équité en santé des Autochtones fournit 2 milliards de dollars sur dix ans (de 2024-2025 à 2033-2034). Comme indiqué ci-dessus, la majorité de ce financement (190 millions de dollars par année) est versée aux communautés des Premières Nations, des Inuit et des Métis afin d'appuyer leurs priorités de santé autodéterminées. Un autre montant de 10 millions de dollars par année est versé à certaines organisations autochtones afin d'appuyer des projets de santé à court terme, novateurs et transversaux.
Instituts de recherche en santé du Canada
Aperçu de l'initiative
Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), sous la direction de leur Institut de la santé des Autochtones (ISA), font progresser un programme national de recherche en santé autochtone et appuient des travaux de recherche novateurs visant à appuyer la santé, le bien-être, et les priorités autodéterminées des Premières Nations, des Inuit et des Métis (peuples autochtones) au Canada. Par leurs initiatives de recherche, les IRSC soutiennent la production de données probantes qui approfondissent la compréhension des nombreux facteurs qui façonnent la santé et le mieux-être des Premières Nations, des Inuit et des Métis, notamment :
- la gouvernance
- le territoire
- la langue
- la culture
- les forces communautaires,
- les conditions sociales et structurelles qui influent sur la santé.
Les IRSC offrent du financement aux chercheurs qui s'efforcent de répondre à des questions importantes pour améliorer la santé, renforcer les systèmes de santé et améliorer les résultats en matière de santé au Canada et à l'échelle mondiale. Les étudiants autochtones sont encouragés à poursuivre des carrières en recherche en santé afin d'apporter des perspectives autochtones et de travailler aux côtés des communautés autochtones pour améliorer la santé des Premières Nations, des Inuit et des Métis. Lorsque des chercheurs non autochtones participent aux travaux, les IRSC appuient l'alignement, la mobilisation et les partenariats significatifs avec les communautés, afin d'aider a assurer que la recherche soit menée avec respect et reflète les priorités communautaires.
Les possibilités de financement et les partenariats dirigés par les IRSC contribuent à renforcer la capacité de recherche dirigée par les Autochtones et à soutenir des approches ancrées dans les systèmes de savoirs autochtones et l'autodétermination. Ces efforts répondent aux obstacles systémiques relevés par l'Enquête en favorisant une participation équitable et fondée sur les distinctions à la recherche en santé. Les IRSC contribuent aussi à faire progresser les appels à la justice liés à l'inclusion des personnes 2ELGBTQI+ dans la recherche, tout en offrant des possibilités de renforcer cet axe par du financement ciblé et de la mobilisation futurs.
Mises à jour pour l'exercice 2025-2026
Au cours de l'exercice 2025-2026, les IRSC, par l'intermédiaire de l'Institut de la santé des peuples autochtones et en collaboration avec des partenaires de l'ensemble des IRSC, ont continué de soutenir la recherche en santé dirigée par les Autochtones, fondée sur les communautés et les distinctions. Voici quelques exemples notables :
- L'Institut de la santé des Autochtones des IRSC a terminé 18 mois de mobilisation nationale pour éclairer ses orientations stratégiques, réunissant des partenaires, des communautés, des chercheurs, des stagiaires et des organisations autochtones afin de déterminer les priorités et les possibilités de recherche en santé autochtone.
- Cet engagement permet de s'assurer que la recherche soutenue par l'Institut de la santé des peuples autochtones reflète les priorités définies par les Autochtones, y compris celles liées à la sécurité, au bien-être, à la guérison et aux soins adaptés à la culture.
- Soutien aux cohortes de l'Initiative sur les trajectoires de vie en santé chez les Autochtones, en faisant progresser la recherche dirigée par les Autochtones axée sur la santé et le bien-être tout au long de la vie, y compris au début de la vie, dans les familles et dans les générations futures.
Réponse à l'appel à la justice 7.1
Les IRSC répondent à l'appel à la justice 7.1 en renforçant la gouvernance de la recherche en santé autochtone au moyen d'approches qui intègrent les systèmes de savoirs, l'éthique et les lois autochtones aux processus de recherche et aux pratiques de financement. Les possibilités de financement, les partenariats et les politiques des IRSC appuient la recherche dirigée par les Autochtones, qui tient compte de l'expertise des peuples autochtones en matière de soins qui les concernent et qui fait progresser des approches de guérison, de mieux-être et de prise de décisions définies par les Autochtones. En appuyant une gouvernance de la recherche qui respecte l'autodétermination autochtone et des méthodologies ancrées dans les cultures autochtones, les IRSC contribuent à orienter les systèmes de recherche et de santé vers des pratiques plus sécuritaires sur le plan culturel, fondées sur les distinctions et adaptées aux priorités autochtones. Les peuples et les communautés autochtones peuvent bénéficier d'une gouvernance autochtone renforcée en recherche, d'une meilleure reconnaissance des savoirs autochtones dans les données probantes en santé, ainsi que d'un meilleur accès à des approches de guérison et de mieux-être ancrées dans les cultures autochtones qui soutiennent les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones. Par l'intermédiaire des organismes fédéraux de financement de la recherche, et grâce à une mobilisation importante auprès de divers intervenants afin de recueillir leurs points de vue, les IRSC ont appuyé l'élaboration, puis maintenant la mise en œuvre, de la Politique des trois organismes sur l'affirmation de la citoyenneté et de l'appartenance autochtones de 2024, afin de veiller à ce que le financement de la recherche, les programmes ou les nominations destinés aux peuples autochtones soient détenus par des personnes autochtones.
Répercussions principales
- Leadership autochtone en recherche en santé : Dirige un programme national de recherche sur la santé et le mieux-être autochtones et soutient des recherches novatrices pouvant améliorer la santé et le mieux-être des Premières Nations, des Inuit et des Métis.
- Renforcement de l'autodétermination autochtone en recherche : Fait progresser l'autodétermination autochtone en recherche en santé. Soutient la gouvernance et le leadership autochtones dans la production de connaissances en santé au moyen de possibilités de financement, de partenariats et d'approches de gouvernance de la recherche.
- Capacité de recherche autochtone et parcours professionnels accrus : Soutient la formation et le mentorat des chercheurs autochtones et des praticiens de la santé. Cela comprend des partenariats avec les Environnements réseau pour la recherche sur la santé des Autochtones, des établissements postsecondaires et des organisations autochtones.
- Données probantes culturellement sûres et communautaires en santé : Finance des recherches ancrées dans les systèmes de savoirs autochtones et les priorités définies par les communautés. Ces recherches peuvent éclairer des services de santé culturellement sûrs et communautaires. Elles peuvent aussi améliorer la réactivité des systèmes de santé.
- Approches de guérison tenant compte des traumatismes et culturellement ancrées : Soutient la recherche dirigée par les Autochtones sur la guérison intergénérationnelle et collective. Fait progresser des parcours de guérison et de mieux-être culturellement ancrés, notamment l'élaboration et l'utilisation d'indicateurs de mieux-être définis par les communautés. Soutient l'Initiative nationale de recherche sur la santé des femmes, qui vise à améliorer la santé des femmes et des filles autochtones, ainsi que des personnes 2ELGBTQI+.
- Capacité et infrastructure de recherche inuites fondées sur les distinctions : Soutient la capacité et l'infrastructure de recherche dirigées par les Inuit dans l'Inuit Nunangat grâce au renforcement des relations et à des partenariats avec des organisations inuites. Renforce les conditions nécessaires aux priorités de recherche définies par les Inuit, y compris le soutien continu au Réseau de recherche inuit à mesure qu'il chemine vers l'autodétermination en matière de recherche interdisciplinaire et de renforcement des capacités.
- Recherche inclusive et données probantes améliorées sur les réalités de santé des personnes 2ELGBTQI+ : Renforce le potentiel d'une représentation plus exacte et de meilleures données probantes sur les réalités de santé des personnes autochtones 2ELGBTQI+, afin d'éclairer des services et des soutiens culturellement sûrs. Les IRSC le font au moyen d'approches inclusives et communautaires, lorsque les projets priorisent l'inclusion des personnes 2ELGBTQI+.
Détails sur le financement
Le programme Environnements réseau pour la recherche sur la santé des Autochtones (ERRSA) représente un engagement de 105,5 millions de dollars sur six ans par les IRSC afin de renforcer la capacité de recherche en santé autochtone au Canada.
Mise en œuvre du Plan d'action national de prévention du suicide 2024-2027 – Agence de la santé publique du Canada
Aperçu de l'initiative
Le gouvernement du Canada s'est engagé à prévenir le suicide et à promouvoir la vie. La publication du Plan d'action national pour la prévention du suicide (le Plan d'action) jette les bases pour renforcer la réponse collective du Canada au suicide en permettant une collaboration accrue avec les partenaires pour faire progresser les priorités communes en matière de prévention du suicide et de promotion de la vie. Le Plan d'action ne remplace pas les initiatives et stratégies existantes, y compris les stratégies provinciales, territoriales et autochtones. Il vise plutôt à compléter le travail en cours en cernant les domaines d'intérêt commun qui, pour avoir une plus grande incidence, bénéficieraient d'une collaboration accrue. Le Plan d'action reconnaît et respecte les droits des Autochtones à l'autodétermination et reconnaît les stratégies existantes dirigées par les Autochtones qui sont adaptées aux besoins distincts et propres à la culture des communautés des Premières Nations, des Inuit et des Métis.
Le Plan d'action est un plan évolutif qui définit les principaux domaines d'action sur trois ans, répartis autour de quatre piliers :
- Données et suivi : Travailler avec les partenaires pour améliorer l'exhaustivité et l'actualité des données, rationaliser l'échange de données avec les partenaires et mieux comprendre les lacunes et les besoins en matière de données.
- Recherche et évaluation : En s'appuyant sur les données probantes actuelles, cerner les lacunes de la recherche sur le suicide et sa prévention, y compris les possibilités de mise en œuvre et de mobilisation des connaissances, afin d'éclairer les efforts de recherche futurs, en particulier pour les populations et les communautés les plus touchées par le suicide.
- Soutiens et services : Soutenir la création, la diffusion et l'utilisation d'outils et de ressources de prévention du suicide, et sensibiliser les gens à la promotion de la vie, au suicide et à sa prévention.
- Gouvernance : Établir des mécanismes de gouvernance pour faire progresser et maintenir les progrès dans tous les piliers d'action, ainsi que pour assurer une mobilisation et une coopération significatives par le biais des mécanismes existants.
Mises à jour pour l'exercice 2025-2026
Les partenaires, y compris les ministères fédéraux, les provinces et les territoires, les partenaires autochtones et les intervenants en prévention du suicide, jouent tous un rôle dans l'avancement des priorités communes en matière de prévention du suicide et de promotion de la vie. En ce qui concerne la reconnaissance de l'expertise autochtone, l'ASPC dirige un engagement clé du plan d'action sous le pilier 4 : Gouvernance, qui consiste à établir une table consultative scientifique sur la prévention du suicide afin de fournir des conseils d'experts à l'Agence sur les questions liées à la prévention du suicide et à la promotion de la vie. En reconnaissance de l'importance d'une représentation fondée sur les distinctions, la prochaine Table consultative scientifique sur la prévention du suicide sera composée de divers experts, notamment des experts des Premières Nations, des Inuit et des Métis. Cette approche inclusive contribuera à faire en sorte que les perspectives des Premières Nations, des Inuit et des Métis éclairent et renforcent de manière significative les efforts de prévention du suicide et de promotion de la vie.
Réponse à l'appel à la justice 7.1
Le Plan d'action national pour la prévention du suicide (le Plan d'action) répond en partie à l'appel à la justice 7.1 en reconnaissant explicitement les droits des Autochtones à l'autodétermination et en présentant les stratégies de prévention du suicide et de promotion de la vie dirigées par les Autochtones comme fondamentales. Le Plan d'action vise à compléter (et non à remplacer) les approches fondées sur les distinctions, en mettant l'accent sur une collaboration accrue, une mobilisation significative et des mécanismes de gouvernance pour soutenir les progrès visant à faire progresser les efforts collectifs de prévention du suicide et de promotion de la vie.
Répercussions principales
- Collaboration renforcée en matière de prévention du suicide et de promotion de la vie : Établit un plan d'action national, avec une vision commune, qui accroît la collaboration entre les administrations et les secteurs, améliore l'harmonisation avec les priorités et réduit la fragmentation des efforts de prévention.
- Renforcement de l'autodétermination des Autochtones et du leadership fondé sur les distinctions : Positionne les stratégies dirigées par les Premières Nations, les Inuits et les Métis comme fondamentales et complètent (plutôt que remplacent) les approches dirigées par les Autochtones, renforçant ainsi les conditions nécessaires aux priorités définies par les Autochtones
- Amélioration des données probantes pour la prévention là où les besoins sont les plus grands : Fournit des données plus complètes et plus opportunes, renforce les données probantes par la recherche et l'évaluation, ainsi que par l'élaboration et la diffusion de ressources de prévention, soutenant des mesures mieux informées pour les communautés et les populations les plus touchées par le suicide.
Détails sur le financement
Financé par les ressources existantes.
Programme de soins cliniques et aux clients – Services aux Autochtones Canada
Aperçu de l'initiative
Le Programme de soins cliniques et aux clients de Services aux Autochtones Canada (SAC) vise à fournir des services essentiels de soins primaires et de santé publique aux Premières Nations vivant dans des communautés éloignées et isolées où les services provinciaux sont limités ou difficilement accessibles pendant les heures normales d'ouverture, ainsi que des soins urgents ou d'urgence après les heures. Les services sont fournis par une équipe de soins de santé collaborative, principalement dirigée par du personnel infirmier, et comprennent : la réanimation et la stabilisation d'urgence, les soins ambulatoires d'urgence et les services ambulatoires non urgents; la coordination et l'intégration des soins et l'aiguillage vers les niveaux de soins secondaires et tertiaires provinciaux appropriés à l'extérieur de la communauté; les visites prévues de médecins et d'autres professionnels de la santé; ainsi que les services hospitaliers aux patients hospitalisés, les services ambulatoires et les services d'urgence.
Mises à jour pour l'exercice 2025-2026
En 2025-2026, le Programme de soins cliniques et aux clients a continué d'assurer et/ou de financer des services de soins primaires et de santé publique pour 79 Premières Nations dans des communautés éloignées et isolées.
- En novembre 2025, le contrôle des services de soins cliniques et aux clients avait été transféré à 29 des 79 communautés des Premières Nations éloignées et isolées.
SAC met en œuvre un Cadre des ressources humaines en santé infirmière. Ce cadre met l'accent sur l'amélioration des efforts de maintien en poste et de recrutement afin de stabiliser et d'accroître l'effectif infirmier dans les communautés des Premières Nations.
- La mise en œuvre de ce cadre a permis d'augmenter le nombre d'infirmières et d'infirmiers de première ligne au sein du Ministère, qui est passé de 593 en 2021 à 692 en 2024.
- De même, le nombre d'infirmières et d'infirmiers de SAC travaillant dans des communautés autochtones éloignées et isolées est passé de 366 en 2021 à 396 en 2024.
SAC renforce ses processus d'amélioration de la qualité, fondés sur les normes d'accréditations, afin de progresser de façon constante vers les pratiques exemplaires de l'industrie dans les communautés éloignées et isolées. Les normes d'accréditations constituent l'un des mécanismes fondamentaux du Ministère pour assurer l'accès à des soins de qualité.
- Au 1er avril 2025, le premier des 50 postes de soins infirmiers exploités par SAC était accrédité, et des travaux sont en cours à l'échelle nationale et régionale afin de satisfaire aux normes d'accréditations.
Réponse à l'appel à la justice 7.1
Le Programme de soins cliniques et aux clients répond à l'appel à la justice 7.1 en veillant à ce que des services de soins primaires soient disponibles et accessibles aux Premières Nations dans les communautés éloignées et isolées. Il finance 29 communautés afin qu'elles gèrent et offrent leurs propres services de soins primaires, et fournit directement des soins dans 50 autres communautés, avec pour objectif à long terme de transférer la prestation des services aux communautés autochtones afin d'appuyer l'autodétermination en matière de santé. Le programme offre des soins urgents et d'urgence, des soins primaires courants et des services de santé publique par l'entremise d'équipes collaboratives principalement dirigées par du personnel infirmier. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones sont servies grâce à un accès communautaire au triage, aux soins urgents et d'urgence, aux soins primaires et aux services de santé publique dans des endroits où aucune autre option n'existe.
Répercussions principales
- Accès aux soins primaires dans les communautés éloignées : Assure l'accès à des services médicaux vitaux et courants pour les membres des Premières Nations dans les communautés qui n'ont pas accès à ces services
- Soutien à l'autodétermination en matière de santé : Donne aux communautés les moyens de gérer leurs propres services de santé, conformément aux objectifs d'autonomie gouvernementale autochtone
- Intervention d'urgence 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 : Fournit des soins urgents et d'urgence dans les régions géographiquement isolées
- Équipes de santé collaboratives : Des équipes de soins dirigées par du personnel infirmier et appuyées par des médecins et d'autres professionnels de la santé en visite augmentent la couverture et la continuité des services
Détails sur le financement
Le programme est soutenu par des investissements en 2021 (354 millions de dollars), 2022 (40,5 millions de dollars) et (90,5 millions de dollars). Le 26 mars 2026, 400 millions de dollars sur cinq ans, à compter de 2026-2027, ont été annoncés pour maintenir l'accès aux services de santé et aux outils de santé numériques dans les communautés éloignées et isolées des Premières Nations, y compris le soutien au personnel infirmier et aux autres professionnels de la santé.
Stratégie scientifique – Agence de la santé publique du Canada
Aperçu de l'initiative
L'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) produit et utilise la science pour orienter ses programmes, ses directives et ses pratiques en matière de santé publique. La science est un élément essentiel reconnu de tout système de santé publique crédible et fondé sur des données probantes. La pratique de la santé publique s'inspire de nombreux domaines scientifiques, notamment :
- Épidémiologie
- Sciences de laboratoire
- Sciences autochtones
- Sciences sociales et comportementales
- sciences des données, statistiques et modélisation mathématique
Publiée en décembre 2024, la Stratégie scientifique de l'ASPC pour 2024-2025 à 2029-2030 est un plan scientifique prospectif visant à répondre aux priorités de santé publique par la science, l'innovation, la prestation de services et l'action collaborative. La section de la Stratégie scientifique sur la science et les modes de connaissance autochtones engage l'ASPC à travailler en étroite collaboration avec les gouvernements et les communautés autochtones pour s'assurer que l'Agence respecte les droits des Autochtones, à soutenir les engagements du Canada en vertu de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées et de la Commission de vérité et réconciliation, et d'assurer le dialogue avec les Premières Nations, Des partenaires inuits et métis pour faire progresser l'autodétermination, l'élaboration conjointe des priorités et la création de systèmes de sciences de la santé publique culturellement humbles. Lors de l'élaboration de cette stratégie, l'ASPC a sollicité les points de vue du groupe interministériel autochtone des sciences, de la technologie, de l'ingénierie et des mathématiques (STIM-A) afin d'éclairer son approche visant à faire le pont entre les systèmes de connaissances autochtones et occidentaux. L'ASPC s'engage à favoriser une collaboration respectueuse entre ces systèmes de connaissances autochtones et occidentaux – premièrement, reconnaître les répercussions continues et héritées de l'impérialisme, du colonialisme, du racisme et du sexisme qui sont ancrés dans les conceptions occidentales de la science, et deuxièmement, reconnaître que les peuples autochtones ont des systèmes de connaissances, des méthodologies et des modes de connaissance qui ont été partagés entre les générations. La stratégie scientifique de l'ASPC en tient compte et cherche à soutenir une science plus inclusive et décolonisée qui peut éclairer les programmes et les politiques de l'Agence et où la science et le savoir autochtones et d'autres visions du monde peuvent guider de manière significative les politiques de santé publique pour tous.
De plus, le cadre, le plan d'action et le plan de mise en œuvre de la lutte contre le racisme dans les sciences de l'ASPC soutiennent la mise en œuvre de la stratégie scientifique en déterminant les principales mesures relatives à l'équité, à la diversité et à l'inclusion, à l'intégration de la perspective de lutte contre le racisme dans les activités scientifiques et à la promotion d'un effectif diversifié et inclusif. L'un des principaux piliers du cadre est constitué par les méthodologies scientifiques, qui sont au centre des systèmes scientifiques et de connaissances autochtones et relient les systèmes de connaissances occidentaux et autres afin de faire progresser l'inclusion, l'équité et la diversité dans la science, et d'atteindre l'excellence scientifique et l'équité en santé.
L'Agence s'est jointe à la grappe interministérielle autochtone du gouvernement du Canada sur les sciences, la technologie, l'ingénierie et les mathématiques (STIM-A), aux côtés de quinze ministères et organismes fédéraux à vocation scientifique, qui travaille en collaboration pour :
- Améliorer les compétences interculturelles dans la fonction publique fédérale
- encourager les talents autochtones dans le domaine des STIM;
- établir et renforcer les relations entre le secteur fédéral des STIM et les peuples autochtones;
- faire le pont entre les systèmes de connaissances autochtones et occidentaux dans la science, les politiques et la recherche fédérales
Dans le cadre de ses activités scientifiques, l'ASPC adoptera l'accent fondamental du STIM-A sur les relations, la formation et le talent, qui fournissent une plateforme pour faire le pont entre les systèmes de connaissances autochtones et occidentaux. À l'avenir, l'ASPC vise à favoriser des relations à long terme avec les communautés des Premières Nations, des Inuits et des Métis et à faire progresser le rapprochement des systèmes de connaissances dans le paysage scientifique et de santé publique plus large.
Mises à jour pour l'exercice 2025-26
À l'appui de la Stratégie scientifique, l'ASPC continue de participer aux réunions interministérielles du Groupe STIM-A aux côtés d'un certain nombre d'autres organisations fédérales et de partenaires autochtones afin de progresser vers la transition entre les systèmes de connaissances occidentaux et autochtones. En 2025-2026, l'ASPC a contribué au sous-groupe de travail sur la formation et la compétence culturelle en STIM-A en partageant son expertise et ses conseils avec les ministères membres, en faisant progresser des approches cohérentes et fondées sur des données probantes pour renforcer les compétences de la main-d'œuvre fédérale en STIM dans l'ensemble du gouvernement.
Réponse à l'appel à la justice 7.1
La stratégie scientifique de l'ASPC fait progresser l'appel à la justice 7.1 en engageant explicitement l'Agence à faire le pont entre les connaissances et les modes de connaissance autochtones et ses sciences de la santé publique, et à travailler en étroite collaboration avec les partenaires des Premières Nations, des Inuits et des Métis dans le cadre d'un dialogue continu afin de collaborer sur les priorités et les approches qui reflètent les droits et l'autodétermination des Autochtones. La Stratégie fournit une structure par laquelle la science et le savoir autochtones sont reconnus et qui favorise le dialogue avec les peuples autochtones sur la meilleure façon de les relier de manière significative aux activités scientifiques actuelles de l'Agence, en mettant l'accent sur les perspectives autochtones dans la prise de décisions fondées sur des données probantes. Cela comprend une réflexion critique sur l'intersection entre la science autochtone, la science occidentale et la lutte contre le racisme dans la science afin de soutenir la décolonisation de la science de la santé publique. En centrant la science autochtone dans les programmes, les orientations et les pratiques de l'ASPC, la Stratégie soutient une évolution vers des données probantes et un processus décisionnel en matière de santé publique qui sont culturellement humbles et adaptés aux réalités fondées sur les distinctions.
La participation au Groupe STIM-A appuie la stratégie scientifique et renforce les progrès de l'ASPC en vue de faire le pont entre les systèmes de connaissances autochtones et occidentaux.
Répercussions principales
- Des conditions de santé publique plus sécuritaires sur le plan culturel pour les familles et les survivantes : En soutenant une science décolonisée et inclusive qui peut mieux refléter les besoins définis par les communautés autochtones, la Stratégie contribue à des approches de santé publique qui répondent mieux aux réalités des familles, des survivantes et des communautés touchées par la crise FFADA2E+
- Le savoir autochtone éclaire la science de la santé publique de l'ASPC : Établit une voie plus claire pour la science et les modes de connaissance autochtones afin d'orienter de manière significative la base de données probantes de l'ASPC, renforçant ainsi la pertinence des programmes, de l'orientation et de la pratique pour les communautés des Premières Nations, des Inuits et des Métis.
- Renforcement de l'autodétermination grâce à l'élaboration conjointe et à un dialogue continu : Engage l'ASPC à collaborer de façon soutenue avec les gouvernements et les communautés autochtones pour élaborer conjointement des priorités et des approches, en soutenant les droits des Autochtones et la prise de décisions en matière de santé publique fondées sur les distinctions
- Progrès vers des systèmes scientifiques de santé publique culturellement humbles et antiracistes : Intègre une réflexion critique sur le colonialisme, le racisme et le sexisme dans les paradigmes scientifiques occidentaux, contribuant à réduire les préjudices causés par les pratiques biaisées en matière de données probantes et à améliorer la sécurité culturelle dans les sciences de la santé publique.
- Amélioration de la capacité interne d'appliquer les données probantes définies par les Autochtones : La participation au Groupe STIM-A renforce la collaboration fondée sur les relations et l'apprentissage des fonctionnaires, ce qui accroît la capacité de l'ASPC à travailler respectueusement dans tous les systèmes de connaissances dans les fonctions scientifiques et politiques quotidiennes.
Détails sur le financement
Le financement de cette initiative a été assuré par les ressources existantes de l'ASPC.
Transformation de la santé – Services aux Autochtones Canada
Aperçu de l'initiative
L'initiative Transformation de la santé, dirigée par Services aux Autochtones Canada (SAC), constitue le mécanisme ministériel visant à appuyer un processus tripartite entre le Canada, les Premières Nations et les gouvernements provinciaux. L'initiative facilite l'établissement d'entités de santé dirigées par les Premières Nations qui assument la responsabilité de la conception, de la prestation, de la gestion et de l'administration des programmes et services de santé financés par le gouvernement fédéral.
L'objectif de ces entités est d'améliorer l'accessibilité, la qualité et la pertinence culturelle des services de santé destinés aux Premières Nations. L'initiative s'appuie sur le modèle établi par le transfert, en 2013, des services de santé en Colombie-Britannique à la First Nations Health Authority (FNHA), qui a marqué une étape importante dans l'avancement du contrôle autochtone de la prestation des services de santé.
Mise à jour pour l'exercice 2025-2026
En 2025-2026, des investissements continus ont été faits pour appuyer la planification et la mise en œuvre des projets de transformation de la santé. SAC a collaboré étroitement avec des partenaires des Premières Nations afin de renforcer la capacité organisationnelle, d'appuyer la conception de modèles de gouvernance et de faciliter la mobilisation communautaire. Le financement a été orienté vers le co-développement de modèles de prestation de services de santé qui tiennent compte des besoins particuliers, des cadres culturels et des priorités des Premières Nations participantes.
Cinq des six initiatives actives de transformation de la santé sont visées par un protocole d'entente (totalisant 355 communautés au Canada) et évoluent dans le processus. La sixième, le Battleford Agency Tribal Council, a rédigé un protocole d'entente qu'il prévoit conclure au cours de l'exercice 2026-2027.
Six initiatives de transformation de la santé continuent de progresser et touchent 362 collectivités partout au Canada : le Conseil tribal de Battleford Agency en Saskatchewan, Keewatinohk Inniniw Minoayawin Inc. et la Southern Chiefs' Organization au Manitoba, Tajikeimɨk en Nouvelle-Écosse, la Nation Nishnawbe Aski (NNA) en Ontario et la Commission de la santé et des services sociaux des Premières Nations du Québec et du Labrador. Chaque groupe travaille avec Services aux Autochtones Canada et le gouvernement provincial à l'élaboration et à la mise en œuvre d'ententes de gouvernance qui mèneront à des ententes-cadres et à des transferts. Les premières ententes-cadres tripartites devraient être approuvées dès 2027-2028.
SAC a continué de superviser et de soutenir la structure tripartite de gouvernance de la santé des Premières Nations de la Colombie-Britannique avec la Régie de la santé des Premières Nations (RSPN) et le ministère de la Santé de la Colombie-Britannique. L'année prochaine, en 2026-2027, SAC cherchera à mettre en œuvre un accord de contribution consolidé du Canada (ACCC) renouvelé avec la RSPN qui tient compte des leçons apprises au cours des douze années écoulées depuis le transfert et reflète l'évolution du partenariat. Les partenaires s'efforceront également de faire progresser la Stratégie décennale sur les déterminants sociaux de la santé; une stratégie tripartite conçue pour améliorer la santé des Premières Nations de la Colombie-Britannique grâce à une approche plus holistique.
Réponse à l'appel à la justice 7.1
L'initiative Transformation de la santé répond pleinement à l'appel à la justice 7.1 en appuyant le transfert de services et l'établissement d'une gouvernance dirigée par les Premières Nations en matière de prestation des services de santé. Ces structures permettent aux communautés d'assumer le contrôle de l'élaboration et de l'administration de programmes de santé conçus en fonction des connaissances, des priorités et des valeurs culturelles locales.
Pour les survivantes, les familles et les communautés autochtones touchées par la crise des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées, cette initiative représente une étape importante vers des soins plus responsables et culturellement sécuritaires. Elle offre un cadre permettant de répondre aux effets intergénérationnels des traumatismes et de créer des systèmes de santé qui répondent aux expériences vécues et aux besoins en matière de sécurité des personnes les plus touchées par la violence systémique. Le passage à une prestation de services dirigée par les Autochtones appuie la conception de solutions de santé réactives et propres aux communautés, tout en renforçant la confiance envers les établissements de santé.
Répercussions principales
- Favorise l'autodétermination autochtone : appuie le développement de systèmes de santé contrôlés par les Premières Nations
- Renforce l'équité en santé : harmonise la prestation des services avec les priorités de santé déterminées par les communautés
- Renforce la sécurité culturelle : intègre les connaissances, les langues et les pratiques autochtones dans les modèles de soins
- Appuie les engagements en matière de réconciliation : reflète une approche de transformation des services fondée sur les distinctions et les droits
- Améliore la réactivité du système de santé : répond aux besoins de sécurité et de guérison des personnes touchées par la crise des FFADA2E+
Détails sur le financement
Le financement est affecté à l'appui de l'élaboration de structures de gouvernance, de la planification stratégique et des processus de mobilisation communautaire associés à l'établissement d'autorités sanitaires dirigées par les Premières Nations. SAC continue de travailler en collaboration avec les Premières Nations et les gouvernements provinciaux afin d'appuyer les activités de préparation et d'assurer la viabilité à long terme de chaque initiative de transformation. Le gouvernement du Canada a versé 104,9 millions de dollars sur cinq ans, à compter de 2024-2025, pour les initiatives de transformation de la santé; ce financement a été réparti entre les six processus de transformation de la santé.
7.2 : Veiller à ce que les services de santé et de bien-être destinés aux peuples autochtones comprennent du soutien à la guérison de toutes les formes de traumatismes
Les programmes de santé et de bien-être portant sur les traumatismes devraient être dirigés par des Autochtones, ou en partenariat avec des communautés autochtones, sans limites quant à la durée des traitements et aux approches employées.
Initiatives
Programme de mieux-être mental – Services aux Autochtones Canada
Aperçu de l'initiative
Services aux Autochtones Canada (SAC) s'est engagé à améliorer la disponibilité, l'accessibilité, la qualité et l'efficacité des services et des mesures de soutien en matière de mieux-être mental dirigés par les Premières Nations et les Inuit, fondés sur la culture et la communauté, grâce à un investissement annuel approximatif de 768 millions de dollars en 2025-2026 dans le cadre du Programme de mieux-être mental. Les communautés utilisent ce financement pour fournir des services et des mesures de soutien qui répondent à leurs besoins et priorités uniques par le biais d'initiatives de promotion du mieux-être mental dirigées par les Autochtones, adaptées à la culture et communautaires, d'initiatives sur le terrain, de promotion de la vie, de prévention du suicide et d'intervention en cas de crise. Les activités comprennent :
- un soutien en matière de santé mentale, émotionnel et culturel tenant compte des traumatismes pour les Autochtones touchés par la question des femmes, des filles, et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées (FFADA2E+), pour les survivantes et les survivantes intergénérationnels des pensionnats indiens (PI) et des externats indiens fédéraux, pour les membres actuels et éventuels du recours collectif de la Convention de règlement relative aux Premières Nations, aux Services à l'enfance et à la famille et au principe de Jordan, la Convention de règlement Hardy, et d'autres sources coloniales de traumatismes
- la prévention et le traitement de la toxicomanie, y compris un réseau national de centres de traitement de la toxicomanie en établissement et de jour;
- des équipes multidisciplinaires mobiles de mieux-être mental qui fournissent des services aux communautés;
- services complets associés aux sites de traitement par agonistes opioïdes (TAO)
- des services de ligne d'écoute 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, par l'intermédiaire de la Ligne d'écoute d'espoir pour le mieux-être; Ligne d'écoute nationale sur les pensionnats indiens et Ligne d'écoute téléphonique pour les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées
- Services, soutiens et programmes de mieux-être mental pour les jeunes autochtones
Le Programme de mieux-être mental de SAC travaille en étroite collaboration avec des partenaires autochtones nationaux, régionaux et communautaires et est guidé par des stratégies dirigées par des Autochtones telles que le Cadre du continuum du mieux-être mental des Premières Nations, Honorer nos forces, la Stratégie nationale de prévention du suicide chez les Inuit et Pathfinding Towards a Flourishing Future : Awareness and Advocacy Guide de We Matter. Il soutient également les progrès réalisés dans la mise en œuvre de divers appels à l'action tels que les appels à la justice des FFADA, les appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation du Canada et les appels à l'action du Conseil national des jeunes de l'Assemblée des Premières Nations sur la promotion de la vie, ainsi que la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.
Deux activités du Programme de mieux-être mental offrent des services directement destinés aux survivantes, aux membres de leur famille et aux Autochtones touchés par les FFADA2E+ : le Programme de soutien en matière de santé et de culture pour les femmes, les filles, et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées, et la ligne d'écoute téléphonique pour les femmes, les filles, et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées. Toutes les autres activités appuient divers aspects du mieux-être mental qui peuvent être utilisés par les personnes touchées par les FFADA2E+. Toutefois, étant donné qu'une approche holistique est adoptée dans l'administration du Programme de soutien à la santé et à la culture tenant compte des traumatismes et que les clients des Premières Nations, des Inuit et des Métis ont généralement accès à un ou plusieurs des services tenant compte des traumatismes, des renseignements sur le Programme de soutien à la santé et à la culture tenant compte des traumatismes dans son ensemble ont été inclus.
Mises à jour pour l'exercice 2025-2026
En 2025-2026, le Programme de soutien à la santé et à la culture tenant compte des traumatismes a continué de financer un réseau national d'environ 1 000 fournisseurs communautaires de soutien culturel et de travailleurs en soutien émotionnel par le biais de plus de 250 accords de financement, afin de fournir un accès à des soutiens culturels et émotionnels aux personnes admissibles, et a financé l'accès à des services de counseling en santé mentale et à une aide au transport pour raison médicale afin de faciliter l'accès lorsque les services de counseling n'étaient pas facilement accessibles.
Le Programme de soutien à la santé et à la culture tenant compte des traumatismes a également continué de financer la Ligne d'écoute d'espoir pour le mieux-être, la Ligne d'écoute nationale sur les pensionnats indiens et la Ligne d'écoute téléphonique pour les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.
Réponse à l'appel à la justice 7.2
Le Programme de mieux-être mental répond à l'appel à la justice 7.2 en financer l'accès à des services de soutien culturel et émotionnel tenant compte des traumatismes pour les survivants, les survivants intergénérationnels et les Autochtones touchés par des sources coloniales de traumatismes, ainsi que des services de counseling en santé mentale pour les survivantes intergénérationnels des pensionnats indiens et des externats indiens fédéraux, ainsi que pour les survivants, les membres de leur famille et les Autochtones touchés par la perte de femmes autochtones disparues ou assassinées, les filles et les personnes 2ELGBTQI+.
L'accès à des soutiens culturels (Aînés, détenteurs du savoir, guérisseurs traditionnels, cérémonies) et émotionnels (travailleurs de la santé communautaires, soutien par les pairs) est assuré par le biais d'environ 250 accords de financement avec des organisations autochtones communautaires qui offrent un soutien culturel et émotionnel tenant compte des traumatismes et respectueux des cultures autochtones. Le Programme de mieux-être mental investit également dans des initiatives de prévention du suicide et de promotion de la vie dirigées par des Autochtones, des services d'intervention en cas de crise et des programmes de prévention et de traitement de la toxicomanie ancrés dans la culture qui reflètent les systèmes de connaissances et les pratiques de guérison autochtones. Le programme aborde directement le mieux-être mental en tant qu'élément fondamental de la sécurité et de la guérison, et veille à ce que les services soient accessibles aux personnes exposées à un risque accru de violence et de traumatisme. Les survivants, les familles et les communautés autochtones bénéficient de ce programme, car il améliore l'accès à des soins adaptés à la culture et renforce le soutien aux personnes ayant subi un traumatisme intergénérationnel.
Détails sur le financement
Le financement du Programme de mieux-être mental pour 2026-2027 est d'environ 768 millions de dollars. Ce montant comprend les récents investissements de financement de 2021, 2022 et 2024. Plus précisément, les investissements de 2024 ont fourni 630,2 millions de dollars sur deux ans, à compter de 2024-2025, pour soutenir l'accès des peuples autochtones aux services de santé mentale, notamment par le biais de stratégies de mieux-être mental fondées sur les distinctions.
Le 27 mars 2026, un investissement total de 630 millions de dollars sur deux ans, à compter de 2026-2027, a été annoncé pour soutenir la disponibilité, l'accessibilité, la qualité et l'efficacité des services de mieux-être mental pour les peuples autochtones partout au pays, y compris le Programme de soutien à la santé et à la culture tenant compte des traumatismes, les soutiens intégrés dans les sites de traitement par agonistes opioïdes, les équipes de mieux-être mental et l'accès continu aux lignes d'écoute téléphonique.
7.3 : Appuyer les initiatives axées sur la prévention qui sont dirigées par des peuples autochtones en matière de sensibilisation à la santé et d'éducation communautaire
Y compris les programmes suivants, sans s'y limiter :
- les programmes destinés aux hommes et aux garçons autochtones;
- les programmes relatifs aux stratégies de prévention du suicide et destinés aux jeunes et aux adultes;
- les programmes de sensibilisation à la traite des personnes et les programmes de soutien pour les personnes qui souhaitent s'en sortir;
- les programmes de promotion des relations saines et sécuritaires;
- les programmes de sensibilisation à la santé mentale;
- les programmes portant sur les enjeux concernant les personnes 2ELGBTQQIA et sur l'approche sexuelle positive.
Initiatives
9-8-8 : Ligne d'aide en cas de crise de suicide – Agence de la santé publique du Canada
Aperçu de l'initiative
9-8-8 : La Ligne d'aide en cas de crise de suicide est un service national de prévention du suicide, disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 et 365 jours par an au Canada. Il offre un soutien en cas de crise bilingue, tenant compte des traumatismes et culturellement approprié par téléphone et par message texte aux personnes en détresse. L'initiative garantit que les personnes ayant des pensées suicidaires ou des situations de crise ont un accès immédiat à du soutien, peu importe où elles se trouvent. Coordonnée par le Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH), la ligne d'assistance fonctionne selon un modèle de réseau, reliant les appelants à l'une des 37 lignes d'écoute locales, provinciales, territoriales et nationales.
Bien que le 9-8-8 ne soit pas dirigé par des Autochtones, CAMH a pris des mesures pour intégrer un soutien propre aux Autochtones dans son réseau. Dans certaines régions, les appelants peuvent choisir d'être mis directement en contact avec la Ligne d'écoute d'espoir pour le mieux-être, financée par le Services aux Autochtones Canada, un service national de crise autochtone offert aux Premières Nations, aux Inuit et aux Métis, qui offre un soutien culturellement compétent en anglais et en français, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, ainsi qu'en cri, en ojibwé (anishinaabemowin) et en inuktitut sur demande. L'ASPC et le CAMH continuent de collaborer avec des partenaires autochtones pour améliorer la sécurité culturelle et la réactivité du 9-8-8 et explorer les possibilités d'intégrer à l'avenir les lignes et les services de crise dirigés par des Autochtones au réseau 9-8-8.
Mises à jour pour l'exercice 2025-2026
En 2025-2026, le 9-8-8 continue d'offrir un soutien en cas de crise aux personnes en détresse. Depuis son lancement en novembre 2023 jusqu'en mars 2026, le 9-8-8 a répondu à plus de 900 000 appels et messages textes.
Réponse à l'appel à la justice 7.3
L'initiative 9-8-8 répond en partie à l'appel à la justice 7.3 en offrant un soutien en matière de prévention du suicide accessible aux Autochtones, y compris les Premières Nations, les Inuit et les Métis. L'initiative reconnaît les besoins distincts des peuples autochtones en matière de santé mentale et a pris des mesures pour améliorer la sécurité culturelle en travaillant avec des organisations autochtones par l'entremise de groupes consultatifs et de travail. Les survivantes, les familles et les communautés autochtones bénéficient de ce service en ayant un accès immédiat à un soutien d'urgence qui leur sauve la vie, qui est culturellement sûr et adapté à leurs besoins uniques.
Répercussions principales
- Soutien accessible à la prévention du suicide : Le 9-8-8 offre une intervention immédiate et gratuite en cas de crise disponible dans tout le pays.
- Voies d'aiguillage : La Ligne d'écoute d'espoir pour le mieux-être, qui est financée par Services aux Autochtones Canada, fait partie du
- Efforts d'adaptation culturelle : Les partenaires et les organisations autochtones donnent des conseils sur la façon de s'assurer que le 9-8-8 répond aux besoins des peuples autochtones, notamment par la participation éventuelle de lignes d'écoute locales pour les Autochtones et par l'amélioration des compétences culturelles dans le réseau de services 9-8-8.
Détails sur le financement
Le 16 janvier 2026, le gouvernement fédéral a annoncé un montant supplémentaire de 120,2 millions de dollars sur deux ans (2026-2027 et 2027-2028) pour soutenir la poursuite des activités du 9-8-8. Ce montant s'ajoute aux 177 millions de dollars sur trois ans (2023-2024 à 2025-2026) versés au CAMH pour coordonner et fournir le 9-8-8.
Initiative de maisons d'hébergement et de logements de transition pour les Autochtones – Société canadienne d'hypothèques et de logement
Aperçu de l'initiative
L'Initiative de maisons d'hébergement et de logements de transition pour les Autochtones (IMHLTA) est un programme financé par le gouvernement fédéral dans le cadre de la Stratégie globale de prévention de la violence de 724,1 millions de dollars, annoncée dans l'Énoncé économique de l'automne 2020. L'IMHLTA est administrée conjointement par la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) et Services aux Autochtones Canada (SAC). Des fonds de programme de 420 millions de dollars sont versés par la SCHL pour la construction d'au moins 38 nouvelles maisons d'hébergement et 50 logements de transition dans les régions urbaines, rurales et nordiques du Canada. Ces installations offrent des logements et des services de soutien culturellement appropriés et dirigés par les communautés aux femmes, aux enfants et aux personnes 2ELGBTQI+ autochtones qui fuient la violence fondée sur le genre. Les contributions de la SCHL à l'initiative se poursuivront en 2025-2026.
Le financement opérationnel continu de ces refuges est fourni par Services aux Autochtones Canada, ce qui assure un soutien durable à long terme. L'IMHLTA accorde la priorité à l'autodétermination autochtone dans la prestation des services et favorise la sécurité, la guérison et un soutien ancré dans la culture pour les personnes qui fuient la violence.
Mises à jour pour l'exercice 2025-2026
Au 31 mars 2026, 395,97 millions de dollars ont été engagés conditionnellement ou financièrement pour la construction de 38 nouvelles maisons d'hébergement et de 42 logements de transition.
- Financement initial en immobilisations pour les projets : 398 millions de dollars, notamment :
- 7,2 millions de dollars par établissement dans les territoires et l'Inuit Nunangat
- 3,48 millions de dollars par établissement dans les provinces
- 22 millions de dollars en financement administratif
Réponse à l'appel à la justice 7.3
IMHLTA répond en partie à l'appel à la justice 7.3 en finançant des propositions communautaires d'initiatives de prévention de la violence familiale. Ces initiatives intègrent la sécurisation culturelle, les pratiques de guérison et les services tenant compte des traumatismes, ce qui renforce les programmes de prévention de la violence dirigés par les Autochtones. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient de l'accès à des programmes de prévention dirigés par les Autochtones qui favorisent la sécurité et la guérison.
Répercussions principales
- Expansion du logement : Expansion des logements d'urgence et de transition pour les survivantes autochtones de violence fondée sur le genre, y compris des projets dirigés par les Autochtones
- Renforcement des soutiens dirigés par les Autochtones : Renforcement des services aux victimes et des soutiens au logement dirigés par les Autochtones, y compris un meilleur accès à des logements sûrs et culturellement appropriés
- Services de soutien culturellement pertinents : Accès accru à des services de soutien globaux, culturellement appropriés, tenant compte des traumatismes, dirigés par les communautés et destinés aux survivantes
- Sécurité et stabilité accrues pour les survivantes : Sûreté et sécurité accrues pour les femmes et les familles autochtones qui fuient la violence, y compris des options à long terme
- Solutions de logement durables : Soutien aux solutions de logement à long terme et aux services globaux
- Leadership autochtone et renforcement des capacités : Renforcement du leadership autochtone en matière de prévention de la violence familiale et financement de la prévention de la violence dirigée par les communautés
- Prévention de la violence dirigée par les Métis et leadership en matière de services de logement : Renforcement des efforts de prévention de la violence dirigés par les Métis et du leadership en matière de refuges et de services de logement
- Expansion des soutiens culturellement appropriés : Expansion des soutiens culturellement appropriés et communautaires
Détails sur le financement
Depuis 2021, 395,97 millions de dollars ont été engagés pour la construction de nouvelles maisons d'hébergement, le financement de la construction étant géré par la SCHL et versé aux partenaires autochtones.
Au cours de l'exercice 2025 à 2026, la SCHL avait financé quatre nouveaux projets dans le cadre de l'IMHLTA et avait versé 16,7 millions de dollars en financement.
Programmes de financement des infections transmissibles sexuellement et par le sang – Agence de la santé publique du Canada
Aperçu de l'initiative
En tant qu'élément clé de la réponse fédérale au VIH/sida, à l'hépatite C et à d'autres infections transmissibles sexuellement, le gouvernement du Canada a fourni des fonds pour soutenir les interventions communautaires par et pour les principales populations touchées depuis les années 1980. Le Fonds d'action communautaire pour le VIH et l'hépatite C (FAC) et le Fonds de réduction des méfaits (FRM) sont des programmes de subventions et de contributions gérés par l'Agence de la santé publique du Canada. Les FAC versent 26,4 millions de dollars par année aux organismes communautaires de lutte contre les infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS). Le FRM fournit 7 millions de dollars par an pour les réponses communautaires au VIH/VHC chez les personnes qui partagent du matériel de consommation de drogues. Le financement des FAC et du FRM soutient actuellement plus de 160 projets quinquennaux (2022-2027) sélectionnés dans le cadre d'un processus de demande de soumissions de 2021.
Le financement des FAC est distribué au moyen d'une formule d'allocation qui guide les niveaux d'investissement dans chaque province et territoire. Cette formule d'allocation tient compte des statistiques démographiques qui reflètent les populations clés du programme de financement, y compris les populations autochtones. En outre, le montant total du financement des FAC, une allocation annuelle dédiée de 4 millions de dollars, est réservé exclusivement aux organisations dirigées par des Autochtones. Il convient de noter que les 4 millions de dollars par année constituent un montant de financement de base au profit des populations autochtones; de nombreux investissements des FAC et du FRM soutiennent des organisations non autochtones qui offrent des programmes et des services aux clients autochtones dans leurs communautés respectives.
Conscients qu'il peut y avoir un degré élevé d'intersectionnalité entre les populations clés, les organisations communautaires dirigées par des Autochtones et financées par les FAC et le FRM s'adressent à un éventail de populations clés au sein des communautés autochtones, notamment les hommes bispirituels, gais et bisexuels; les personnes qui consomment des drogues; les personnes impliquées dans le commerce du sexe; les personnes ayant une expérience actuelle ou passée en milieu correctionnel; et les femmes et les jeunes parmi ces populations, par exemple.
Mises à jour pour l'exercice 2025-2026
Le financement du programme continue de soutenir les activités de projet concernant les services de réduction des méfaits, la sensibilisation et l'éducation sur les ITSS, et l'amélioration de l'accès et de l'utilisation des services de dépistage, de traitement, de soins et de soutien en matière d'ITSS.
Réponse à l'appel à la justice 7.3
Le Fonds d'action communautaire répond à l'appel à la justice 7.3 en ce qui concerne les initiatives de prévention liées à la santé sexuelle et l'aiguillage des populations clés vers le dépistage, la prévention, le traitement et les soins.
Répercussions principales
- Accroît les connaissances en matière de prévention : Sensibilise les Premières Nations, les Inuits et les Métis et les publics cibles aux mesures efficaces et fondées sur des données probantes en matière de prévention du VIH, de l'hépatite C et d'autres infections transmissibles sexuellement (ITSS)
- Renforce la capacité de prévention : Améliore les compétences et les capacités des Premières Nations, des Inuits et des Métis afin de prévenir l'infection et d'améliorer les résultats de santé liés aux ITSS
- Améliore la prestation de services culturellement sûrs : renforce la capacité des publics cibles à fournir des services de prévention, de dépistage, de traitement et de soins des ITSS culturellement sûrs et exempts de stigmatisation
- Accroît l'adoption de mesures de prévention : Augmente l'utilisation d'approches efficaces de prévention du VIH, de l'hépatite C et des ITS chez les Premières Nations, les Inuits et les Métis
- Améliore l'accès aux soins et au soutien : Améliore l'accès à des services complets de prévention, de dépistage, de traitement, de soins continus et de soutien pour les Premières Nations, les Inuits et les Métis
- Réduit la stigmatisation dans les systèmes de soins : Améliore la sécurité culturelle et la nature exempte de stigmatisation des services d'ITSS offerts dans les communautés et les établissements de santé
Détails sur le financement
26,4 millions de dollars dans le cadre du Fonds d'action communautaire sur le VIH et l'hépatite C et 7 millions de dollars dans le cadre du Fonds de réduction des méfaits en 2025-2026 dans le cadre d'un investissement combiné de 165 millions de dollars sur cinq ans (2022 à 2027). Le financement vise à garantir que :
- Les efforts communautaires atteignent les populations clés, y compris les personnes qui ne connaissent pas leur statut VIH ou hépatite C, et les mettent en contact avec le dépistage, la prévention, le traitement et les soins
- Les communautés conçoivent et mettent en œuvre des projets de première ligne fondés sur des données probantes pour prévenir les infections nouvelles et récurrentes.
- Les interventions à fort impact sont mises à l'échelle afin qu'un plus grand nombre de personnes puissent en bénéficier.
- Les efforts communautaires réduisent la stigmatisation des populations touchées de manière disproportionnée par les ITSS, y compris les personnes vivant avec le VIH ou l'hépatite C
Programme de mieux-être mental – Services aux Autochtones Canada
Aperçu de l'initiative
Services aux Autochtones Canada (SAC) s'est engagé à améliorer la disponibilité, l'accessibilité, la qualité et l'efficacité des services et des mesures de soutien en matière de mieux-être mental dirigés par les Premières Nations et les Inuit, fondés sur la culture et la communauté, grâce à un investissement annuel approximatif de 768 millions de dollars en 2025-2026 dans le cadre du Programme de mieux-être mental. Les communautés utilisent ce financement pour fournir des services et des mesures de soutien qui répondent à leurs besoins et priorités uniques par le biais d'initiatives de promotion du mieux-être mental dirigées par les Autochtones, adaptées à la culture et communautaires, d'initiatives sur le terrain, de promotion de la vie, de prévention du suicide et d'intervention en cas de crise. Les activités comprennent :
- un soutien en matière de santé mentale, émotionnel et culturel tenant compte des traumatismes pour les Autochtones touchés par la question des femmes, des filles, et des personnes 2ELGBTQI+autochtones disparues et assassinées (FFADA2E+), pour les survivantes et les survivantes intergénérationnels des pensionnats indiens (PI) et des externats indiens fédéraux, pour les membres actuels et éventuels du recours collectif de la Convention de règlement relative aux Premières Nations, aux Services à l'enfance et à la famille et au principe de Jordan, la Convention de règlement Hardy, et d'autres sources coloniales de traumatismes
- la prévention et le traitement de la toxicomanie, y compris un réseau national de centres de traitement de la toxicomanie en établissement et de jour;
- des équipes multidisciplinaires mobiles de mieux-être mental qui fournissent des services aux communautés;
- services complets associés aux sites de traitement par agonistes opioïdes (TAO)
- des services de ligne d'écoute 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, par l'intermédiaire de la Ligne d'écoute d'espoir pour le mieux-être; Ligne d'écoute nationale sur les pensionnats indiens et Ligne d'écoute téléphonique pour les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées
- Services, soutiens et programmes de mieux-être mental pour les jeunes autochtones
Le Programme de mieux-être mental de SAC travaille en étroite collaboration avec des partenaires autochtones nationaux, régionaux et communautaires et est guidé par des stratégies dirigées par des Autochtones telles que le Cadre du continuum du mieux-être mental des Premières Nations, Honorer nos forces, la Stratégie nationale de prévention du suicide chez les Inuit et Pathfinding Towards a Flourishing Future : Awareness and Advocacy Guide de We Matter. Il soutient également les progrès réalisés dans la mise en œuvre de divers appels à l'action tels que les appels à la justice des FFADA, les appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation du Canada et les appels à l'action du Conseil national des jeunes de l'Assemblée des Premières Nations sur la promotion de la vie, ainsi que la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.
Deux activités du Programme de mieux-être mental offrent des services directement destinés aux survivantes, aux membres de leur famille et aux Autochtones touchés par les FFADA2E+ : le Programme de soutien en matière de santé et de culture pour les femmes, les filles, et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées, et la ligne d'écoute téléphonique pour les femmes, les filles, et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées. Toutes les autres activités appuient divers aspects du mieux-être mental qui peuvent être utilisés par les personnes touchées par les FFADA2E+. Toutefois, étant donné qu'une approche holistique est adoptée dans l'administration du Programme de soutien à la santé et à la culture tenant compte des traumatismes et que les clients des Premières Nations, des Inuit et des Métis ont généralement accès à un ou plusieurs des services tenant compte des traumatismes, des renseignements sur le Programme de soutien à la santé et à la culture tenant compte des traumatismes dans son ensemble ont été inclus.
Mises à jour pour l'exercice 2025-2026
En 2025-2026, le Programme de soutien à la santé et à la culture tenant compte des traumatismes a continué de financer un réseau national d'environ 1 000 fournisseurs communautaires de soutien culturel et de travailleurs en soutien émotionnel par le biais de plus de 250 accords de financement, afin de fournir un accès à des soutiens culturels et émotionnels aux personnes admissibles, et a financé l'accès à des services de counseling en santé mentale et à une aide au transport pour raison médicale afin de faciliter l'accès lorsque les services de counseling n'étaient pas facilement accessibles.
Le Programme de soutien à la santé et à la culture tenant compte des traumatismes a également continué de financer la Ligne d'écoute d'espoir pour le mieux-être, la Ligne d'écoute nationale sur les pensionnats indiens et la Ligne d'écoute téléphonique pour les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.
Réponse à l'appel à la justice 7.3
Le Programme de mieux-être mental répond à l'appel à la justice 7.3 en soutenant l'élaboration et la prestation de services de santé mentale dirigés par des Autochtones, adaptés à la culture et tenant compte des traumatismes, qui répondent aux besoins particuliers des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones. Grâce à des investissements dans l'intervention en cas de crise, la promotion de la vie et la prévention et le traitement de la toxicomanie, le programme veille à ce que les mesures de soutien au mieux-être soient fondées sur les systèmes de connaissances autochtones et le leadership communautaire. Des initiatives telles que le Programme de soutien en matière de santé et de culture pour les FFADA et la ligne d'écoute téléphonique pour les FFADA sont conçues pour soutenir directement les personnes touchées par la violence fondée sur le sexe et la crise actuelle des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées. Ces services sont ancrés dans la reconnaissance que la sécurité et la guérison sont indissociables des soutiens au mieux-être mental culturellement sûrs. Les survivantes, les familles et les communautés autochtones bénéficient de ce programme, car il renforce l'accès à des soins qui soutiennent des approches adaptées aux traumatismes et à la culture.
Détails sur le financement
Le financement du Programme de mieux-être mental pour 2026-2027 est d'environ 768 millions de dollars. Ce montant comprend les récents investissements de financement de 2021, 2022 et 2024. Plus précisément, les investissements de 2024 ont fourni 630,2 millions de dollars sur deux ans, à compter de 2024-2025, pour soutenir l'accès des peuples autochtones aux services de santé mentale, notamment par le biais de stratégies de mieux-être mental fondées sur les distinctions.
Le 27 mars 2026, un investissement total de 630 millions de dollars sur deux ans, à compter de 2026-2027, a été annoncé pour soutenir la disponibilité, l'accessibilité, la qualité et l'efficacité des services de mieux-être mental pour les peuples autochtones partout au pays, y compris le Programme de soutien à la santé et à la culture tenant compte des traumatismes, les soutiens intégrés dans les sites de traitement par agonistes opioïdes, les équipes de mieux-être mental et l'accès continu aux lignes d'écoute téléphonique.
Programme de prévention de la violence familiale de l'ASPC – Agence de la santé publique du Canada
Aperçu de l'initiative
Le Programme pour la prévention de la violence familiale de l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) est un programme national de subventions et de contributions axé sur la prévention et le traitement des répercussions de la violence familiale sur la santé.
Les projets actuellement financés dans le cadre de cet investissement offrent et évaluent des programmes et des interventions de promotion de la santé qui :
- Prévenir la violence familiale
- améliorer les résultats en matière de santé des survivantes de violence familiale
Les projets financés touchent les enfants, les jeunes, les personnes âgées et les familles touchées par la violence. Les projets contribuent à constituer une base de données probantes sur les interventions efficaces dans ce domaine.
Mises à jour pour l'exercice 2025-2026
Le Programme de prévention de la violence familiale de l'ASPC contribue :
- 1 378 870 $ sur quatre ans (2025 à 2029) pour soutenir le travail des Femmes Michif Otipemisiwak visant à créer et à mettre à l'essai des ressources culturellement pertinentes qui soutiennent les familles métisses et les fournisseurs de soins de santé, les travailleurs sociaux et les fournisseurs de services impliqués dans les soins génésiques
- le projet vise à soutenir et à mobiliser les familles métisses qui sont à risque ou qui sont actuellement prises en charge par les services de protection de l'enfance pendant qu'elles accèdent aux soins génésiques
- 1 111 176 $ sur cinq ans (2024 à 2029) à l'Université de Toronto pour qu'elle s'associe à deux organismes autochtones de bien-être des enfants et des familles et à une société d'aide à l'enfance afin d'évaluer quatre interventions de promotion de la santé fondées sur la culture en Ontario.
- Le projet touchera 1 200 enfants et familles bénéficiant de ces interventions et travaillera également avec les fournisseurs de services pour répondre à leurs besoins uniques
- 1 186 339 $ sur quatre ans (2022 à 2026) pour aider le Council of Yukon First Nations à élaborer, à exécuter et à mettre à l'essai un programme de prévention de la violence au Yukon par et pour les Premières Nations du Yukon
- 786 287 $ sur quatre ans (2022 à 2026) pour aider l'Université du Québec à Chicoutimi à mettre en œuvre et à évaluer le programme Kaskinomatasowin, un programme de prévention des abus sexuels et de promotion des relations saines pour les enfants et les jeunes.
- Le projet, qui est une extension de la Lantern|Le programme de prévention Awacic, adapté aux besoins de la culture atikamekw, élabore un module adapté à la culture et propre aux parents pour accroître les compétences parentales et prévenir la violence sexuelle envers les enfants. Il cible plus de 200 parents de trois communautés autochtones atikamekw au Québec.
De plus, le Programme de prévention de la violence familiale de l'ASPC finance cinq projets axés sur les Autochtones visant à prévenir la maltraitance des enfants et la violence dans les fréquentations chez les jeunes. Ces projets touchent plus de 1 270 enfants, jeunes et familles autochtones, ainsi que des fournisseurs de services, partout au Canada en leur fournissant les outils nécessaires pour établir des relations sûres et solidaires. Ces projets sont axés sur l'identité culturelle, la guérison et la promotion de relations plus saines dans les communautés autochtones. En outre, les projets soutiennent l'élaboration, la mise en œuvre et la mise à l'essai d'interventions qui renforcent les relations de confiance et de soutien et réduisent les expériences de violence chez les enfants et les jeunes autochtones; sont dirigés par des organisations axées sur les Autochtones et conçus pour refléter les réalités et les forces de la communauté, avec des approches de prévention culturellement pertinentes et adaptées aux contextes locaux; mettre l'accent sur la mobilisation des jeunes, les pratiques culturellement sûres, la collaboration multisectorielle et les approches de recherche interventionnelle qui peuvent inclure les systèmes de connaissances autochtones. Les projets sont conçus pour répondre aux besoins uniques des jeunes Autochtones et de leurs familles, tout en s'attaquant aux traumatismes intergénérationnels et aux cycles de violence causés par la colonisation, le racisme et le système des pensionnats.
Pour prévenir et contrer la violence dans les fréquentations chez les jeunes :
- Infinity Women Secretariat Inc. reçoit 601 959 $ sur quatre ans (2024 à 2028) pour explorer et promouvoir l'utilisation de la culture métisse de la rivière Rouge dans l'établissement de relations saines entre les jeunes
- l'initiative touchera 210 jeunes Métis du Manitoba, les aidant à ressentir un sentiment d'appartenance et à améliorer leur confiance en eux
- La Fondation autochtone de l'espoir reçoit 555 015 $ sur trois ans (2024-2027) pour élaborer une trousse d'outils en ligne visant à prévenir la violence dans les relations amoureuses
- la boîte à outils comprendra des voix et des perspectives autochtones et comprendra des ateliers en ligne pour 300 jeunes Autochtones de partout au Canada, créant ainsi des espaces sûrs pour des conversations sur les relations saines.
- La Société Makinnasuaqtiit reçoit 1 350 000 $ sur cinq ans (de 2024 à 2029) pour élaborer un programme de prévention de la violence dans les relations amoureuses à l'intention de 320 jeunes Inuits handicapés du Nunavut
- Le projet visera à enseigner à ces jeunes les relations saines et la prévention de la violence dans les relations amoureuses d'une manière adaptée à leur culture et à leur développement
Pour prévenir et contrer la maltraitance des enfants :
- L'ILITAQSINIQ reçoit 1 864 320 $ sur cinq ans (2024 à 2029) pour offrir deux programmes de renforcement de la famille dans six collectivités du Nunavut
- Ces programmes fourniront des connaissances et des compétences sur des sujets tels que le rôle parental, la communication et la gestion de la dynamique familiale, dans le but d'aider 192 enfants et leurs soignants
- L'Initiative de la famille Martin reçoit 999 310 $ sur cinq ans (2024 à 2029) pour adapter, fournir et évaluer ses ressources en matière de santé et de bien-être familial partout au Canada afin de mieux soutenir plus de 250 professionnels de la petite enfance visant à promouvoir une parentalité positive et à contribuer à la réduction de la maltraitance des enfants dans les communautés autochtones qu'ils servent
Réponse à l'appel à la justice 7.3
Le Programme de prévention de la violence familiale répond à l'appel à la justice 7.3 en finançant la mise en œuvre et la mise à l'essai d'interventions de promotion de la santé fondées sur la culture qui préviennent la violence familiale et réduisent ses répercussions sur la santé des survivantes, y compris des approches adaptées aux communautés autochtones. Le programme soutient des projets qui offrent des approches de prévention et d'intervention précoce communautaires adaptées à la culture qui mobilisent les peuples autochtones et renforcent l'accès aux mesures de soutien en cas de crise et de bien-être, y compris des voies pour demander de l'aide avant que la violence ne s'intensifie. Il finance des programmes de prévention et de promotion des relations saines adaptés à la culture pour les enfants et les jeunes. De plus, des ressources propres aux Métis sont en cours d'élaboration et de mise à l'essai pour soutenir les familles métisses et pour doter les fournisseurs de soins de santé, les travailleurs sociaux et les autres fournisseurs de services impliqués dans les soins génésiques d'outils culturellement pertinents, y compris pour les familles qui risquent d'être prises en charge par la protection de l'enfance ou qui en sont victimes. Les activités d'évaluation et d'apprentissage sont également soutenues afin de renforcer la base de données probantes pour les interventions fondées sur la culture et d'améliorer la conception et l'exécution futures des programmes. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient d'un meilleur accès à des mesures de prévention et d'intervention précoce adaptées à la culture qui peuvent réduire la violence, améliorer les résultats en matière de santé et favoriser des voies plus sûres vers le bien-être.
Répercussions principales
- La prévention dirigée par les Autochtones rejoint les enfants, les jeunes, les familles et les fournisseurs de services : Cinq projets axés sur les Autochtones devraient toucher plus de 1 270 participants en renforçant des relations sûres et solidaires et en réduisant les expériences de maltraitance des enfants et de violence dans les fréquentations des jeunes
- L'éducation sur les relations saines et fondée sur la culture perturbe la normalisation de la violence : les programmes axés sur la culture métisse, une trousse d'outils et des ateliers nationaux axés sur les Autochtones et des programmes propres aux jeunes inuits en situation de handicap permettent d'acquérir des compétences pratiques pour reconnaître la coercition, fixer des limites et promouvoir des relations respectueuses de manière culturellement pertinente
- Le renforcement de la famille et les soutiens parentaux positifs réduisent les facteurs de risque de maltraitance : Les programmes au Nunavut et les ressources adaptées en matière de bien-être familial pour les professionnels de la petite enfance renforcent le rôle parental, la communication et les réponses plus sûres aux facteurs de stress familial, aidant à prévenir les préjudices avant qu'ils ne s'aggravent
- Amélioration de l'inclusion des jeunes Inuits handicapés : Un programme de prévention adapté à la culture et au développement élargit l'accès à l'éducation sur la prévention de la violence dans les fréquentations pour les jeunes Inuits handicapés, comblant ainsi une lacune critique en matière de services dans les contextes nordiques
- Données probantes et capacité de soutenir et d'étendre la prévention : Les tests et évaluations intégrés, la mobilisation des jeunes et la collaboration multisectorielle renforcent ce qui fonctionne dans la prévention dirigée par les Autochtones et soutiennent les futures approches en matière de politiques et d'éducation du public pour réduire la violence
Détails sur le financement
L'ASPC investit jusqu'à 18 millions de dollars en 2025-2026, et plus de 14 millions de dollars par année par la suite, pour soutenir des projets qui favorisent des relations sûres, préviennent la violence familiale et outillent les professionnels de la santé et les fournisseurs de services pour reconnaître la violence familiale et y répondre en toute sécurité. Le Programme appuie plusieurs projets qui touchent les populations autochtones, comme les projets mentionnés dans les sections ci-dessus.
Programme pour la prévention de la violence familiale dans le cadre de la Stratégie globale de prévention de la violence – Services aux Autochtones Canada
Aperçu de l'initiative
Le Programme pour la prévention de la violence familiale (PPVF) est une initiative dirigée par Services aux Autochtones Canada (SAC) qui vise à soutenir les efforts dirigés par les Autochtones et les communautés pour prévenir la violence familiale et y répondre partout au Canada, en donnant la priorité aux services culturellement appropriés pour les Premières Nations, les Inuit, les Métis, les Autochtones en milieu urbain et les communautés 2ELGBTQI+. Le programme finance une gamme de refuges d'urgence, de logements de transition (deuxième étape) et d'activités de prévention de la violence afin d'assurer la sécurité et de promouvoir la guérison des personnes et des familles autochtones.
Le PPVF fournit un financement opérationnel essentiel aux refuges d'urgence et aux logements de transition dans les régions urbaines, rurales et nordiques, garantissant ainsi des espaces sûrs aux femmes, aux enfants, aux familles et aux personnes 2ELGBTQI+ autochtones fuyant la violence. Ces refuges offrent non seulement une protection immédiate, mais intègrent également des mesures de soutien globales, notamment des services d'intervention en cas de crise; éducation sur la violence familiale; des soins de santé mentale tenant compte des traumatismes; l'accès à des programmes de guérison fondés sur la culture, y compris les connaissances traditionnelles et la guérison axée sur la terre.
Pour s'attaquer aux causes profondes de la violence, le PPVF :
- finance une série d'initiatives communautaires de prévention de la violence, y compris des campagnes de sensibilisation; des ateliers et des programmes de formation; des groupes de soutien pour les survivantes et les familles; les initiatives éducatives axées sur la prévention de la violence fondée sur le sexe; et le soutien au renforcement des capacités des fournisseurs de services autochtones
- intègre les systèmes de connaissances autochtones, les enseignements des aînés et les pratiques culturelles dans sa prestation de services, et soutient les initiatives qui combinent les méthodes de guérison traditionnelles avec les systèmes de soutien contemporains, en veillant à ce que les survivantes reçoivent des soins holistiques qui respectent leur identité, leurs traditions et leurs expériences vécues.
- finance la formation et le perfectionnement professionnel du personnel des refuges et des travailleurs de première ligne afin d'améliorer leur capacité à fournir des services adaptés aux traumatismes et à la culture, ce qui garantit que les services de soutien sont ancrés dans les modes de connaissance et d'être autochtones, et favorisent la guérison, la résilience et l'autonomisation au sein des communautés.
Mises à jour pour l'exercice 2025-2026
Le Programme pour la prévention de la violence familiale a collaboré avec la Société canadienne d'hypothèques et de logement et des partenaires autochtones pour faire progresser l'Initiative de maisons d'hébergement et de logements de transition pour les Autochtones, qui vise à établir de nouveaux refuges et maisons de transition partout au Canada pour les femmes, les enfants et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones fuyant la violence.
- En mars 2026, un total de 80 projets ont été sélectionnés, soit 38 refuges et 42 maisons de transition.
- Le Programme pour la prévention de la violence familiale aide les nouveaux refuges à assumer les coûts de démarrage avant la fin de la construction.
- Un financement continu pour soutenir les opérations est disponible une fois que les installations sont construites et prêtes à accueillir les clients.
Le Programme pour la prévention de la violence familiale a appuyé plus de 400 projets communautaires de prévention de la violence partout au Canada, y compris, mais sans s'y limiter, des campagnes de sensibilisation du public, des ateliers, des groupes de soutien, des séminaires sur la gestion du stress et de la colère, et des programmes axés sur le savoir autochtone axés sur la terre. En voici quelques exemples :
- Le projet EmpowerMen, qui mobilise les hommes et les garçons dans la prévention de la violence familiale, a organisé un grand rassemblement lors de sa 2e conférence sur l'application de la loi : Journey to Justice, pour aborder les problèmes critiques de l'exploitation sexuelle et de la traite des personnes au Canada, qui touchent les femmes, les enfants, les peuples autochtones et les personnes de diverses identités de genre. Des professionnels de divers secteurs, notamment des survivantes, des organismes d'application de la loi, des procureurs de la Couronne, des dirigeants autochtones, des décideurs, des travailleurs sociaux, des éducateurs et des dirigeants communautaires, se sont réunis pour explorer des stratégies visant à lutter contre la traite facilitée par la technologie et l'exploitation des jeunes Autochtones.
- Le Cercle national autochtone contre la violence familiale, Pauktuutit Inuit Women of Canada et Les Femmes Michif Otipemisiwak ont reçu du financement pour diriger des programmes adaptés à leur culture et adaptés à leurs communautés respectives.
- À l'échelle régionale et locale, des organisations comme Circling Buffalo, Three Eagle Wellness Society et la Coalition autochtone d'Ottawa ont reçu du soutien pour offrir des interventions communautaires.
- Circling Buffalo a créé une série d'annonces radiophoniques et de vidéos informatives qui ont été diffusées sur les stations de radio locales du Manitoba et partagées sur les médias sociaux pour promouvoir la sensibilisation à la violence familiale et les efforts de prévention.
- L'Association métisse de Lethbridge et de la région a reçu un soutien dans son projet de prévention de la violence familiale afin d'organiser une série d'ateliers adaptés à la culture des familles métisses, y compris les personnes ou les familles autochtones non inscrites. Le projet visait à prévenir la violence familiale en offrant aux familles l'occasion de se réunir pour en apprendre davantage sur les traditions métisses dans le cadre d'une unité familiale saine, inclusive et holistique. Les ateliers intègrent une composante linguistique, partagée dans l'histoire et les systèmes de connaissances métis, qui inculquent la fierté, la confiance et une image positive de soi pour prévenir la violence familiale.
- Le Tunngasugit Inuit Resource Centre a dirigé une série d'ateliers adaptés à la culture visant à lutter contre la violence familiale chez les Inuits de Winnipeg. Ce projet de lutte contre la violence familiale était ancré dans les pratiques et les valeurs culturelles inuites, offrant un soutien aux femmes, aux hommes et aux jeunes pour briser le cycle de la violence et créer une dynamique familiale et communautaire plus saine.
Réponse à l'appel à la justice 7.3
Le PPVF répond en partie à l'appel à la justice 7.3 en finançant des initiatives de prévention dirigées par des Autochtones visant à accroître la sensibilisation et à s'attaquer aux causes profondes de la violence familiale. Bien que des ressources supplémentaires à long terme soient nécessaires pour élargir et renforcer les stratégies de prévention, cette initiative renforce l'autodétermination des Autochtones en matière de prévention de la violence. Les survivantes, les familles et les communautés autochtones bénéficient de ce programme grâce à un accès accru à des programmes communautaires de guérison, de sensibilisation et d'éducation fondés sur la culture qui visent à prévenir la violence avant qu'elle ne se produise.
Répercussions principales
- Prévention de la violence et renforcement des capacités dirigées par les Autochtones :Financement des organisations autochtones pour concevoir et offrir des programmes de prévention dirigés par la communauté (par exemple, ateliers, sensibilisation, groupes de soutien), y compris des campagnes d'éducation et de sensibilisation et des formations qui renforcent la capacité locale de prévention à long terme
- Accès à des refuges et à des logements sûrs et faciles d'accès :Élargit et soutient les refuges d'urgence, les logements de transition et les maisons d'hébergement transitoire dirigés par des Autochtones qui offrent une sécurité immédiate et une stabilité de logement à long terme aux survivantes fuyant la violence, y compris dans des contextes éloignés, ruraux, nordiques et urbains
- Soutien global tenant compte des traumatismes et culturellement sûr :Augmente l'accès à l'intervention en cas de crise, au counseling, au soutien par les pairs, à l'aiguillage et aux programmes de guérison fondés sur les connaissances culturelles autochtones, les conseils des aînés et les approches axées sur la terre, alignés sur les besoins des survivantes (y compris les traumatismes, la santé mentale et les dépendances)
- Mesures de soutien ciblées pour les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones : Améliore l'accès à des espaces plus sûrs et à des mesures de soutien adaptées à la culture pour les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones qui sont exposées à un risque élevé de violence fondée sur le sexe.
- Portée fondée sur les distinctions pour les communautés inuites et métisses :Renforce l'accès aux refuges/logements, aux programmes de prévention et aux soutiens culturellement pertinents qui reflètent les réalités propres aux Inuit et aux Métis, y compris l'accès des Inuit dans les régions nordiques et urbaines et les initiatives de prévention dirigées par les Métis.
Détails sur le financement
L'initiative est financée dans le cadre de la Stratégie globale de prévention de la violence, qui reçoit 96,6 millions de dollars par année pour soutenir le fonctionnement de nouveaux refuges et de maisons de transition, ainsi que pour financer des activités de prévention de la violence adaptées à la culture. En 2025-2026, le Programme pour la prévention de la violence familiale a dépensé 96,6 millions de dollars, dont 56,1 millions de dollars pour soutenir le fonctionnement des installations, 0,7 million de dollars pour soutenir l'élaboration de projets de refuges et 39,8 millions de dollars pour des programmes et services destinés aux Autochtones confrontés à la violence fondée sur le sexe.
Sport au service du développement social dans les communautés autochtones – Patrimoine canadien
Aperçu de l'initiative
Le programme Sport au service du développement social dans les communautés autochtones (SSDSCA), dirigé par Patrimoine canadien, fournit du financement aux gouvernements, aux communautés et aux organismes autochtones sans but lucratif afin de réaliser des projets de sport et de loisirs. Le volet trois du programme SSDSCA met l'accent sur le soutien aux femmes, aux filles et aux personnes 2ELGBTQI+ autochtones en répondant aux besoins définis par les communautés au moyen du sport, des loisirs et de l'activité physique. Le programme accorde la priorité aux initiatives qui contribuent aux objectifs de développement social liés à la santé physique et mentale, à la prévention du suicide, à la sensibilisation et à la prévention de la traite sexuelle, aux relations sûres et saines, et à une sexualité positive.
Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026
Le volet trois du programme Sport au service du développement social dans les communautés autochtones (SSDSCA) fonctionne selon un cycle de réception des demandes de deux ans. Les rapports finaux et les données qui en seront tirées (comme le nombre de participantes et participants et le nombre de communautés rejointes) seront disponibles après juin 2026.
En 2025-2026, 42 projets ont été réalisés partout au Canada. Ces 42 projets sont pluriannuels et s'inscrivent dans la continuité de l'exercice financier 2024-2025. Ils ont pris fin le 31 mars 2026.
Voici quelques exemples de projets financés.
- Les Aboriginal Friendship Centres of Saskatchewan ont reçu 40 000 $ pour un Programme de mentorat des entraîneuses et entraîneurs qui jumelle des entraîneurs mentorés à des mentors professionnels dans le cadre d'un programme de 16 semaines offrant de la formation en entraînement, des ateliers et des séances culturelles visant à soutenir le développement physique, mental et spirituel. Le projet organise également des camps pour femmes et personnes de diverses identités de genre, qui offrent aux athlètes filles et 2ELGBTQI+ du basketball, des ateliers de mieux-être, de l'éducation culturelle et un soutien aux déplacements.
- Minwaashin Lodge : Indigenous Women's Support Centre a reçu 60 000 $ pour tenir un programme de guérison axée sur le territoire et d'autonomisation culturelle destiné aux femmes, aux jeunes et aux enfants autochtones, afin de soutenir la guérison des violences et des traumatismes par des traditions saisonnières et des activités sur le territoire, comme des cérémonies de suerie, des marches de médecine et de la raquette. Le programme offrira un soutien holistique à la santé en reconnectant les participantes et participants à la culture, à la communauté et aux Aînés, tout en créant un environnement culturellement sûr propice à la guérison et au rétablissement, particulièrement pour les personnes en milieu urbain confrontées à des vulnérabilités croisées comme la pauvreté, la violence et l'itinérance.
- 2Spirit Manitoba Inc. a reçu 84 614 $ pour soutenir les personnes Deux-Esprits dans les régions éloignées, rurales et urbaines en leur donnant accès à des programmes axés sur le territoire, à des activités culturelles et à des cérémonies, tout en favorisant les liens communautaires au moyen de cercles de partage virtuels et en personne. Le projet comprend l'achat d'équipement, du soutien aux déplacements et l'animation de diverses activités, comme des cérémonies de suerie, des groupes de tambour et des camps saisonniers, afin de renforcer les capacités et les liens au sein des communautés Deux-Esprits.
- La Whitefish Lake Band no. 128 a reçu 50 000 $ en financement. Le projet de la Whitefish Lake Band vise à promouvoir le mieux-être mental, physique et émotionnel en offrant des activités culturellement pertinentes, comme des jeux traditionnels et des ateliers de guérison, tout en abordant des enjeux critiques comme la prévention du suicide, la traite sexuelle et la prévention de la violence. Il met également l'accent sur la création d'espaces et de programmes inclusifs qui soutiennent les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones, favorisant l'autonomisation, la sécurité et la cohésion communautaire.
Réponse à l'appel à la justice 7.3
Cette initiative répond en partie à l'appel à la justice 7.3 en investissant dans des initiatives de prévention dirigées par des Autochtones qui élaborent et mettent en œuvre des programmes améliorant l'accès au sport, aux loisirs et à l'activité physique. En finançant des initiatives dirigées par des Autochtones, le SSDSCA – volet trois soutient des programmes culturellement pertinents et communautaires portant sur la santé, la sensibilisation, le mieux-être et la sécurité dans les relations. Les survivantes, les familles et les communautés autochtones bénéficient de ce programme, car il offre des possibilités abordables, accessibles et adaptées aux besoins des communautés, créant ainsi une voie vers la guérison par l'inclusion sociale.
Principaux impacts
- Amélioration de l'accès au sport et aux loisirs : Réduit les obstacles financiers et systémiques qui empêchent les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones de participer à des activités sportives et récréatives. Soutient des initiatives qui veillent à ce que les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones aient accès à des projets qui améliorent les résultats en matière de santé et de mieux-être
- Amélioration des résultats de développement social : Aborde des enjeux sociaux clés, notamment la prévention du suicide, la sensibilisation à la traite sexuelle, la sexualité positive, la santé physique et mentale, ainsi que les relations sûres
- Renforcement du leadership et de l'autodétermination autochtones : Développe la capacité des communautés autochtones à maintenir et à élargir des programmes axés sur le mieux-être. Investit dans des organismes dirigés par des Autochtones qui conçoivent des initiatives reflétant les valeurs culturelles, les traditions et les priorités communautaires autochtones
- Accroissement des programmes sportifs communautaires : Finance des organismes autochtones pour concevoir et offrir des initiatives sportives et récréatives culturellement pertinentes
- Guérison et mieux-être par le sport : Offre aux familles et aux survivantes ayant vécu des traumatismes, de la violence ou une perte un accès à des espaces récréatifs sûrs et soutenants qui favorisent la guérison mentale et physique
- Accès accru à des espaces sûrs et inclusifs : Soutient des initiatives qui veillent à ce que les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones disposent d'environnements sûrs et accueillants pour participer au sport et aux loisirs
Détails sur le financement
Avec un budget annuel de 2,5 millions de dollars, le SSDSCA – volet trois veille à ce que les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones aient des possibilités significatives de participer à des activités qui favorisent le mieux-être. En 2021, 14,3 millions de dollars sur cinq ans, ainsi que 2,9 millions de dollars en financement permanent ont été alloués, afin de maintenir et d'élargir l'accès au programme. À ce jour, la totalité des 2,5 millions de dollars a été affectée pour l'exercice financier 2025-2026.
7.4 : Fournir les ressources nécessaires, y compris du financement, pour appuyer la revitalisation des pratiques autochtones liées à la santé, au bien-être et aux soins aux enfants et aux Aînés
En matière de guérison, cela comprend des enseignements axés sur le territoire, sur la récolte et sur l'utilisation des remèdes autochtones, tant dans le cadre de cérémonies que pour traiter des problèmes de santé.
Cela pourrait également comprendre :
- de l'enseignement matriarcal sur la profession de sage-femme et sur les soins postnatals pour les femmes et les enfants;
- des soins de santé pour la petite enfance; des soins palliatifs;
- des soins aux Aînés;
- des maisons de santé pour garder les Aînés dans leurs communautés à titre de Gardiens du savoir reconnus et d'autres mesures.
Des programmes particuliers pourraient viser, sans s'y limiter, les établissements correctionnels, les centres de guérison, les hôpitaux et les centres de réadaptation.
Initiatives
Dechinta – Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada
Aperçu de l'initiative
Le Centre de recherche et d'apprentissage Dechinta offre des cours d'éducation postsecondaire et de recherche accrédités et axés sur la terre aux Autochtones dans le Nord, en offrant des cours sur la gouvernance, les collectivités durables, la santé, les communications, le droit, les arts, les langues, les sciences de l'environnement et l'intendance des terres. Dechinta a été créé en réponse à une recherche sur les obstacles auxquels les étudiants autochtones sont confrontés pour accéder à l'éducation postsecondaire. Son modèle garantit que l'éducation est accessible, culturellement pertinente et communautaire. Les programmes sont offerts en collaboration avec des Aînés, des dirigeants communautaires et des professeurs d'université.
Depuis sa création il y a 15 ans, les programmes de Dechinta se sont étendus à d'autres régions, ce qui lui a permis de bâtir son réseau de praticiens axés sur la terre, d'élaborer des programmes qui répondent aux besoins des communautés autochtones du Nord et de s'adapter aux réalités des changements climatiques en 2025-2026.
Mises à jour pour l'exercice 2025-2026
Programmes axés sur la terre : Dechinta continue d'offrir des programmes accrédités par les universités axées sur la terre dans les Territoires du Nord-Ouest, au Nunavut et au Yukon, alliant enseignement théorique et apprentissage sur le terrain dirigé par des aînés, des professeurs et des détenteurs du savoir.
- Au printemps et à l'été 2025, Dechinta a organisé un programme accrédité de camp de caches à Inuvik, où toutes les participantes étaient des femmes autochtones, et beaucoup ont amené leur famille.
- Au cours de l'été et de l'automne 2025, Dechinta a organisé trois cours en collaboration avec l'Institut Dena Keyah. Il s'agissait de la première itération de l'Intendance des terres kaska, élaborée conjointement avec les aînés Kaska au cours des 2 dernières années avec une cohorte de 14 étudiants Kaska Dena. Ces étudiants sont des personnes de langue dénée qui vivent dans le sud du Yukon.
- À l'automne 2025, Dechinta a organisé son premier programme agréé en partenariat avec la Première Nation des Kwanlin Dün, Whitehorse (Yukon).
- En janvier et février 2026, Dechinta offrira deux programmes accrédités sur le territoire de la Première Nation des Dénés Yellowknives.
Accessibilité accrue du programme pour les apprenants à distance : Dechinta continue d'améliorer l'accessibilité pour les étudiants des communautés éloignées en continuant à couvrir les frais de déplacement, les frais de scolarité, l'hébergement, les services de garde d'enfants adaptés à la culture et la nourriture des participants, garantissant ainsi une pleine participation sans fardeau financier.
Initiatives actives de recherche et de mobilisation des connaissances : Dechinta fait progresser le renforcement des capacités à long terme et le changement durable dans les collectivités du Nord grâce à un partage accessible des connaissances, y compris des publications universitaires, des présentations, des ateliers, des rapports communautaires et des recherches collaboratives. Toutes les pratiques de recherche sont guidées par les principes de propriété, de contrôle, d'accès et de possession (PCAP), ce qui garantit que les Premières Nations régissent la collecte de données et conservent la pleine autorité sur la façon dont leurs renseignements sont utilisés. Dechinta soutient et facilite également les initiatives de recherche dirigées par les Autochtones du Nord (y compris les Dénés, les Inuit et les Inuvialuit) sur des sujets tels que le mieux-être, la revitalisation des langues, les changements climatiques et la gouvernance.
Élargissement des partenariats avec les établissements d'enseignement : Dechinta maintient et renforce continuellement les partenariats avec les établissements œuvrant dans le domaine de l'éducation dans le Nord. Les cours universitaires accrédités de Dechinta sont actuellement en partenariat avec l'Université de la Colombie-Britannique.
Réponse à l'appel à la justice 7.4
Le Centre de recherche et d'apprentissage Dechinta répond en partie à l'appel à la justice 7.4 en donnant accès aux enseignements autochtones sur la santé et le bien-être, y compris la guérison axée sur la terre et les systèmes de connaissances qui favorisent le bien-être holistique. Les familles, les survivants et les communautés autochtones sont servis par la façon dont le Centre se réapproprie les pratiques de guérison traditionnelles, rétablit les enseignements culturels et favorise la résilience intergénérationnelle grâce à l'éducation axée sur la terre.
Répercussions principales
- Accès à la culture et aux enseignements autochtones : Dechinta offre une éducation axée sur la terre qui plonge les élèves dans les connaissances, les pratiques traditionnelles et les langues autochtones
- Préservation du savoir autochtone : Les Aînés, les dirigeants communautaires et les universitaires offrent ensemble des programmes qui soutiennent et revitalisent les enseignements autochtones.
- Éducation au sein des communautés : En offrant des cours dans le Nord, Dechinta veille à ce que les apprenants autochtones puissent accéder à l'éducation postsecondaire sans quitter leur communauté.
- Possibilités d'éducation accrues : Les étudiants autochtones ont accès à un enseignement postsecondaire qui reconnaît et intègre leur contexte culturel.
- Apprentissage dirigé par les Autochtones : Les cours sont conçus et dispensés par des aînés, des détenteurs du savoir et des membres de la communauté autochtone.
- Mesures de soutien globales : Les mesures de soutien en matière de santé mentale, d'études et de logistique permettent aux étudiants de réussir leurs études supérieures tout en restant dans leur communauté.
- Revitalisation des pratiques de guérison autochtones : Dechinta intègre les enseignements sur la santé axée sur la terre dans son programme d'études, renforçant ainsi les connaissances traditionnelles en matière de guérison
- Apprentissage intergénérationnel : Les Aînés et les détenteurs du savoir partagent leur sagesse qui renforce l'identité culturelle et le bien-être.
- Éducation à la santé accessible : Les programmes axés sur la terre offrent aux élèves des connaissances pratiques sur la guérison traditionnelle, la gérance de l'environnement et le bien-être communautaire
- Éducation reflétant les besoins des Inuit et des Inuvialuit : Les programmes intègrent les connaissances, la langue et les perspectives de gouvernance des Inuit et des Inuvialuit.
- Rétention des étudiants du Nord : En offrant une éducation postsecondaire locale et axée sur le territoire, Dechinta réduit les obstacles à l'enseignement supérieur pour les étudiants autochtones du Nord
- Renforcement du leadership communautaire : Les cours sur la gouvernance et le droit donnent aux étudiants inuit et inuvialuit les outils nécessaires à l'autodétermination
- Programme d'études adapté à la culture : Les visions du monde des Inuit et des Inuvialuit sont intégrées dans le contenu du programme, ce qui garantit que l'éducation est adaptée aux expériences vécues par les élèves.
- Soutien aux langues autochtones : Les cours encouragent l'utilisation et la préservation des langues autochtones, soutenant ainsi la revitalisation des langues
- L'éducation pour les générations futures : Dechinta renforce le secteur du savoir dans le Nord en formant des étudiants autochtones à devenir de futurs éducateurs et leaders
Détails sur le financement
Depuis 2019, Dechinta a reçu 18,17 millions de dollars, auxquels s'ajoutent 150 000 dollars en 2023 pour le soutien au rétablissement après les incendies de forêt. Cela comprend 5,2 millions de dollars sur deux ans (à compter de l'exercice de 2024 à 2025) pour continuer à soutenir les programmes éducatifs de Dechinta. Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada administre le financement de Dechinta.
Lutte contre le racisme envers les Autochtones dans les systèmes de santé du Canada – Services aux Autochtones Canada
Aperçu de l'initiative
L'initiative de lutte contre le racisme envers les Autochtones dans les systèmes de santé du Canada, dirigée par Services aux Autochtones Canada (SAC), appuie les efforts visant à éliminer le racisme envers les Autochtones au moyen de projets dirigés par les Autochtones et éclairés par les communautés, qui font progresser la sécurité culturelle et la sécurité des patients, améliorent l'accès à des services culturellement appropriés et renforcent la représentation autochtone à tous les niveaux du système de santé.
Les principaux domaines d'action comprennent le soutien aux navigateurs autochtones dans les systèmes de santé et aux défenseurs des patients, l'élargissement des services de sages-femmes et de doulas autochtones, l'élaboration de formations culturellement sécuritaires pour les professionnels de la santé, ainsi que la création de parcours d'éducation et de possibilités qui appuient la représentation autochtone dans les professions de la santé. En intégrant les savoirs et les priorités autochtones dans le système de santé, l'initiative vise à réduire les préjudices, à renforcer la confiance et à améliorer les résultats en santé des personnes et des familles autochtones.
Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026
Grâce au financement des investissements annoncés en 2024, SAC a appuyé divers partenaires autochtones et organismes de santé dans la mise en œuvre d'initiatives dirigées par les Autochtones à l'échelle nationale en 2025-2026. Ces initiatives s'attaquent au racisme envers les Autochtones dans les systèmes de santé et améliorent l'accès à des services de santé de grande qualité et culturellement sécuritaires pour les peuples autochtones dans l'ensemble des provinces et des territoires, ainsi qu'en milieu urbain. Divers postes de navigateurs dans les systèmes de santé et de défenseurs des patients sont appuyés partout au pays dans le cadre de cette initiative. Ces postes améliorent l'accès à des soins culturellement sécuritaires et, dans certains cas, offrent un soutien spirituel et des services aux clients dans leur langue autochtone. Les communautés et organisations des Premières Nations, des Inuit et des Métis continuent également d'être appuyées dans leurs travaux visant à faire progresser la restauration de la pratique sage-femme autochtone par l'élaboration ou l'élargissement de programmes de sages-femmes autochtones, y compris la formation en pratique sage-femme autochtone. De plus, les organisations nationales de santé autochtones continuent d'être appuyées.
En 2025-2026, les navigateurs et défenseurs du système de santé autochtone de l'initiative de lutte contre le racisme envers les Autochtones répondent aux appels à la justice des FFADA en améliorant l'accès des Premières Nations, des Inuits et des Métis à des services de soutien en santé adaptés à la culture, tenant compte des traumatismes et dirigés par les Autochtones. Ces rôles aident les patients à naviguer dans des systèmes de santé complexes, à accéder à des voies de défense et de recours, à comprendre leurs droits et à aborder les expériences de racisme et de discrimination dans les établissements de soins. Voici quelques exemples de travaux en cours :
- La Nation métisse de la Colombie-Britannique a élaboré un guide sur l'expérience en santé des Métis pour aider les patients métis à naviguer dans les systèmes de santé, à comprendre leurs droits et à accéder à des soins culturellement sûrs.
- 46 navigateurs autochtones du système de santé ont été embauchés dans l'ensemble du pays. 18 sont propres aux Premières Nations, 6 sont spécifiques aux Métis et 22 servent toutes les distinctions par l'intermédiaire de l'Association nationale des centres d'amitié (ANCA) dans les zones urbaines.
- 6 défenseurs des droits des patients autochtones ont été embauchés à l'échelle nationale, dont 5 sont propres aux Premières Nations et 1 aux Métis.
- Le Bureau de l'ombudsman de la santé des Premières Nations en Saskatchewan continue d'offrir des mécanismes de défense des droits, de résolution des plaintes et de responsabilisation culturellement sûrs pour les patients des Premières Nations victimes de racisme, de discrimination ou de traitement inéquitable dans les systèmes de santé.
En 2025-2026, l'initiative de lutte contre le racisme envers les Autochtones a soutenu les organisations nationales de professionnels de la santé autochtones afin de renforcer les efforts de défense des intérêts des Autochtones, le perfectionnement de la main-d'œuvre, le soutien aux patients, le mentorat, les initiatives de bien-être et les efforts de transformation du système. Voici quelques exemples de travaux en cours :
- L'Association des médecins autochtones du Canada (AMAC) a élaboré conjointement des ressources sur le bien-être et la guérison pour les médecins et les apprenants autochtones en partenariat avec l'Association médicale canadienne. Ils ont mis en œuvre des initiatives de mentorat auprès de 14 étudiants autochtones en médecine tout en renforçant les partenariats avec le Conference Board du Canada pour produire des rapports quantitatifs et qualitatifs cernant les lacunes et les recommandations visant à améliorer le soutien aux apprenants autochtones en médecine. Ils ont également collaboré avec Black Physicians of Canada, la Fédération des femmes médecins du Canada et Médecins résidents du Canada pour faire progresser les réformes équitables de la résidence et la lutte contre le racisme dans l'enseignement médical.
- Indigenous Pharmacy Professionals of Canada a élaboré des modules éducatifs sur l'équité, la diversité, l'inclusion et la santé des Autochtones à l'intention de toutes les facultés de pharmacie et de tous les étudiants. Ils se sont associés à des membres du corps professoral de pharmacie pour créer une formation, des affectations et des cadres de travail en pharmacie dirigés par des Autochtones, en appliquant les apprentissages de la culture autochtone et de l'équité en matière de santé. Ils ont également lancé une série de six modules sur la formation sur les compétences culturelles autochtones pour les professionnels de la pharmacie : EDI et Formation sur la santé et la sécurité culturelle autochtones pour les professionnels de la pharmacie. Et ils ont traduit les meilleures pratiques en modèles autoréglementés pour les professionnels de la pharmacie.
- L'Association des gestionnaires de santé des Premières Nations continue d'élaborer un programme de formation pour les navigateurs autochtones du système de santé afin de soutenir la normalisation, l'éducation et la création de réseaux pour les navigateurs autochtones de l'AAIR dans l'ensemble du système de santé.
- Le projet Hearts-based Education and Anti-colonial Learning in Healthcare (H.E.A.L) du Centre de collaboration nationale de la santé autochtone (CCNSA) a utilisé des approches d'apprentissage basées sur les arts, anticoloniales et anti-oppressives pour lutter contre le racisme systémique et les préjugés dans les soins de santé. Il a été élaboré en collaboration avec le Centre de recherche sur les arts de la santé et constitue une initiative en libre accès qui utilise la narration, la poésie et les arts visuels pour humaniser les expériences des patients, renforcer les soins culturellement sûrs et aider les fournisseurs de soins de santé, les éducateurs et les institutions à faire face aux préjudices et aux inégalités coloniaux qui touchent les Premières Nations, les Inuit, les Métis, les personnes bispirituelles et les personnes de diverses identités de genre.
En 2025-2026, le financement destiné à la pratique sage-femme autochtone continue d'appuyer le travail des sages-femmes, des communautés et des porte-parole autochtones visant à restaurer les pratiques d'accouchement autochtones. Voici quelques exemples de ces travaux en cours :
- le nouveau Cadre de formation en pratique sage-femme autochtone du Conseil national des sages-femmes autochtones aide les Nations à former leurs propres sages-femmes et à ramener les naissances dans les communautés
- à l'automne 2025, 13 étudiantes autochtones en pratique sage-femme, dans huit communautés, poursuivent leur formation tout en vivant et en travaillant dans leurs Nations, une approche qui renforce la continuité culturelle, soutient le mieux-être des familles et fait progresser l'autodétermination autochtone en matière de soins de santé
- La Première Nation de Sturgeon Lake, l'un des projets de démonstration originaux sur la pratique sage-femme autochtone du budget de 2017, a célébré en 2022 la première naissance assistée par une sage-femme dans la communauté en plus de 50 ans
- La communauté a reçu des investissements supplémentaires pour la construction de son nouveau centre de naissance autonome, le Shirley Bighead Nihtāwiki et le pavillon d'accouchement et d'éducation des enfants Ohpikihāwasowin, qui a ouvert ses portes le 29 avril 2026
- de nouveaux projets de sages-femmes et de doulas propres aux Métis sont en cours, notamment les travaux de la Métis Nation-Saskatchewan visant l'élaboration d'un programme d'éducation et de formation en pratique sage-femme métisse, ainsi que les soutiens intégrés du gouvernement métis d'Otipemisiwak pour les familles métisses enceintes en Alberta, fournis et coordonnés par les Aunties
- l'élaboration et la mise en œuvre d'un réseau de travailleuses et travailleurs autochtones de soutien à la naissance en Saskatchewan afin d'accroître l'accessibilité de services culturellement appropriés pendant les accouchements en milieu hospitalier
- ces travailleuses et travailleurs de soutien à la naissance ont accès à de la formation et offrent un accompagnement individuel et des services de défense des droits aux familles des Premières Nations
- ils coordonnent également un réseau d'aiguillage qui relie les familles à des services communautaires afin de maximiser les possibilités d'un retour sécuritaire à la maison
- Le Meadow Lake Tribal Council a commencé à travailler à la mise en place d'un programme communautaire de pratique sage-femme et d'un pavillon de naissance à Canoe Lake
- il a mis sur pied un comité d'Aînés et amorcé des consultations communautaires pour planifier la voie à suivre
- L'Université des Premières Nations du Canada (FNUniv) a élaboré une série de programmes de certificat : travailleuses et travailleurs autochtones de soutien à la naissance, santé sexuelle et reproductive, et soins de fin de vie
- la formation est offerte en personne et en ligne afin d'en maximiser l'accessibilité.
- les cours peuvent être reconnus dans le cadre d'un programme menant à un diplôme en pratique sage-femme.
- La FNUniv a également élaboré une série de microcertifications en ligne pour les personnes qui fournissent des soins et du réconfort pendant la grossesse, l'accouchement et/ou la période postnatale. Les cours mettent l'accent sur la compréhension des besoins uniques des familles pendant cette période cruciale.
Réponse à l'appel à la justice 7.4
L'initiative de lutte contre le racisme envers les Autochtones répond en partie à l'appel à la justice 7.4 en soutenant le recrutement, le maintien en poste et l'avancement des professionnels autochtones dans les systèmes de santé. Il renforce l'accès à des mesures de soutien en matière de santé, de bien-être, d'accouchement et de soins culturellement sûres et dirigées par les Autochtones, fondées sur le savoir, les pratiques de guérison et les modèles de soins communautaires autochtones.
Ces mesures appuient directement les femmes et les filles autochtones, ainsi que les personnes 2ELGBTQI+ touchées par la crise des FFADA2E+, en améliorant l'accès à des fournisseurs de soins qui reflètent et comprennent leurs réalités vécues. Une plus grande représentation autochtone contribue à des milieux de soins de santé plus sécuritaires et aide à démanteler le racisme systémique dans les établissements de santé.
Répercussions principales
- Renforce la sécurité culturelle : Appuie des services culturellement appropriés dans l'ensemble du système de santé
- Appuie la navigation dans le système : Soutient la formation et l'emploi de navigateurs autochtones en santé et de défenseurs des patients
- Accroît la représentation : Crée des parcours pour accroître la représentation autochtone dans les professions de la santé
- Prévient la violence dans les soins : Améliore la sensibilisation et la responsabilisation grâce à la formation culturellement sécuritaire
- Appuie la justice reproductive : Élargit l'accès aux sages-femmes, aux travailleuses et travailleurs de soutien à la naissance autochtones et aux mesures de soutien intégrées
Détails sur le financement
S'appuyant sur le succès des investissements de 2021, le gouvernement a réinvesti en 2024 167,6 millions de dollars sur cinq ans, à compter de 2024-2025, pour lutter contre le racisme envers les Autochtones dans les systèmes de santé du Canada. Les affectations de fonds sont guidées par des approches fondées sur les distinctions, les besoins des communautés et la collaboration avec les responsables de la santé autochtone et les tables régionales afin d'assurer une pertinence et un impact continus.
7.5 : Financer et doter en permanence des ressources nécessaires aux programmes spécialisés d'intervention, de guérison et de traitement, ainsi qu'aux services offerts en langues autochtones
Initiatives
Aqqusariaq – Services aux Autochtones Canada
Aperçu de l'initiative
Aqqusariaq, anciennement connu sous le nom de Centre de rétablissement du Nunavut, est une initiative territoriale dirigée par le gouvernement du Nunavut et appuyée par Services aux Autochtones Canada (SAC), qui cofinance les coûts de construction et d'exploitation. Le Centre fournira des services de traitement de la toxicomanie et de guérison des traumatismes sur le territoire fondés sur les principes de l'Inuit Qaujimajatuqangit (IQ), un système unifié de connaissances, de valeurs et de croyances inuites. L'initiative est conçue pour fournir aux Nunavummiut des soins culturellement sûrs, offerts dans les langues inuites, dans la mesure du possible.
Aqqusariaq est construit pour répondre au besoin de services de santé dirigés par les Inuits, tenant compte des traumatismes et adaptés à la culture, permettant aux personnes de recevoir des soins plus près de chez eux et conformément aux pratiques de guérison inuites. En intégrant les connaissances traditionnelles aux interventions cliniques, Aqqusariaq vise à transformer la façon dont la consommation de substances et les traumatismes sont traités au Nunavut et à renforcer les liens de guérison communautaires sur le terrain.
Mises à jour pour l'exercice 2025-2026
Le gouvernement du Nunavut, Services aux Autochtones Canada et la Nunavut Tunngavik Incorporated mettent la dernière main au budget pluriannuel et au plan de travail pour les activités du centre, en vue d'une approche progressive pour l'ouverture et l'admission des patients.
La construction d'Aqqusariaq a commencé en 2023, et sa date d'achèvement substantiel est prévue pour l'été 2026. En date du 31 mars 2026, aucune date d'ouverture opérationnelle confirmée n'a été établie. Services aux Autochtones Canada continue de rencontrer régulièrement le gouvernement du Nunavut et la Nunavut Tunngavik Incorporated par l'entremise du Groupe de travail d'Aqqusariaq et de la Table de partenariat du Nunavut sur la santé.
Réponse à l'appel à la justice 7.5
L'Aqqusariaq répond à l'appel à la justice 7.5, car elle offrira une gamme de traitements et d'interventions de guérison qui traiteront à la fois la consommation problématique de substances et les traumatismes, et sera fondée et développée sur la base des pratiques et des valeurs culturelles inuites. Aqqusariaq veillera à ce que les principes de l'Inuit Qaujimajatuqanngit – reconnus comme un système unifié de croyances, de valeurs et de connaissances caractéristiques de la culture inuite – soient priorisés dans la prestation de services de traitement de la toxicomanie aux citoyens et contribuera à l'atteinte de l'objectif du gouvernement de fournir des soins essentiels sur le territoire. Il est important d'avoir un centre, sur le territoire, qui sera ancré dans la langue et la culture inuites, avec des liens étroits avec les programmes communautaires sur le territoire pour une guérison culturellement sûre. Les services seront offerts dans les langues inuites, dans la mesure du possible. Les familles, les survivantes et les communautés touchés par les traumatismes intergénérationnels et la toxicomanie bénéficient de cette initiative grâce à un accès accru à des services de traitement adaptés à la culture. En offrant des services en langues inuites et en favorisant des liens solides avec la guérison communautaire et terrestre, Aqqusariaq soutient le bien-être à long terme et la réappropriation des pratiques de guérison autochtones.
Répercussions principales
- Guérison dirigée par les Inuits : Un centre de rétablissement entièrement conçu et gouverné par les Inuits, fondé sur les principes de l'IQ
- Amélioration de l'accès : Les soins sur le territoire réduisent la nécessité pour les personnes de quitter le Nunavut pour se faire soigner
- Continuité culturelle : Services offerts dans les langues inuites et liés aux programmes axés sur la terre
- Réconciliation systémique : Intégrer l'autodétermination des Inuits et l'élaboration conjointe dans le système de soins de santé
- Pratique tenant compte des traumatismes : fusionne les approches cliniques et culturelles pour obtenir des résultats holistiques en matière de rétablissement.
Détails sur le financement
Dans le cadre des investissements de 2019, SAC s'est engagé à verser 47,5 millions de dollars sur cinq ans pour appuyer la conception et la construction d'Aqqusariaq et 9,7 millions de dollars par la suite pour soutenir le fonctionnement des programmes et des services du centre de traitement. En 2024-2025, SAC a fourni un financement supplémentaire de 10 millions de dollars pour la construction.
En 2025-2026, la première année de financement opérationnel a été accordée au gouvernement du Nunavut. Pour cette année seulement, le financement total accordé s'élève à 12 088 400 $. En raison d'un changement de date d'ouverture, le financement supplémentaire fourni en 2025-2026 a été reporté de l'année précédente.
7.6 : Veiller à ce que les employés des services de santé reçoivent une formation continue sur les réalités autochtones
Veiller à ce que toutes les personnes qui contribuent à la prestation de services de santé auprès des peuples autochtones reçoivent des services continus de formation, d'éducation et de sensibilisation dans les domaines suivants, sans toutefois s'y limiter : le rôle du colonialisme dans l'oppression et le génocide des Inuits, des Métis et des Premières Nations; la lutte contre les préjugés et le racisme; les langues et les cultures locales; les pratiques locales en matière de santé et de guérison.
Initiatives
Lutte contre le racisme envers les Autochtones dans les systèmes de santé du Canada – Services aux Autochtones Canada
Aperçu de l'initiative
L'initiative de lutte contre le racisme envers les Autochtones dans les systèmes de santé du Canada, dirigée par Services aux Autochtones Canada (SAC), appuie les efforts visant à éliminer le racisme envers les Autochtones au moyen de projets dirigés par les Autochtones et éclairés par les communautés, qui font progresser la sécurité culturelle et la sécurité des patients, améliorent l'accès à des services culturellement appropriés et renforcent la représentation autochtone à tous les niveaux du système de santé.
Les principaux domaines d'action comprennent le soutien aux navigateurs autochtones dans les systèmes de santé et aux défenseurs des patients, l'élargissement des services de sages-femmes et de doulas autochtones, l'élaboration de formations culturellement sécuritaires pour les professionnels de la santé, ainsi que la création de parcours d'éducation et de possibilités qui appuient la représentation autochtone dans les professions de la santé. En intégrant les savoirs et les priorités autochtones dans le système de santé, l'initiative vise à réduire les préjudices, à renforcer la confiance et à améliorer les résultats en santé des personnes et des familles autochtones.
Mises à jour pour l'exercice 2025-2026
Grâce au financement des investissements annoncés en 2024, SAC a appuyé divers partenaires autochtones et organismes de santé dans la mise en œuvre d'initiatives dirigées par les Autochtones à l'échelle nationale en 2025-2026. Ces initiatives s'attaquent au racisme envers les Autochtones dans les systèmes de santé et améliorent l'accès à des services de santé de grande qualité et culturellement sécuritaires pour les peuples autochtones dans l'ensemble des provinces et des territoires, ainsi qu'en milieu urbain. Divers postes de navigateurs dans les systèmes de santé et de défenseurs des patients sont appuyés partout au pays dans le cadre de cette initiative. Ces postes améliorent l'accès à des soins culturellement sécuritaires et, dans certains cas, offrent un soutien spirituel et des services aux clients dans leur langue autochtone. Les communautés et organisations des Premières Nations, des Inuit et des Métis continuent également d'être appuyées dans leurs travaux visant à faire progresser la restauration de la pratique sage-femme autochtone par l'élaboration ou l'élargissement de programmes de sages-femmes autochtones, y compris la formation en pratique sage-femme autochtone. De plus, les organisations nationales de santé autochtones continuent d'être appuyées.
En 2025-2026, les navigateurs et défenseurs du système de santé autochtone de l'initiative de lutte contre le racisme envers les Autochtones répondent aux appels à la justice des FFADA en améliorant l'accès des Premières Nations, des Inuits et des Métis à des services de soutien en santé adaptés à la culture, tenant compte des traumatismes et dirigés par les Autochtones. Ces rôles aident les patients à naviguer dans des systèmes de santé complexes, à accéder à des voies de défense et de recours, à comprendre leurs droits et à aborder les expériences de racisme et de discrimination dans les établissements de soins. Voici quelques exemples de travaux en cours :
- La Nation métisse de la Colombie-Britannique a élaboré un guide sur l'expérience en santé des Métis pour aider les patients métis à naviguer dans les systèmes de santé, à comprendre leurs droits et à accéder à des soins culturellement sûrs.
- 46 navigateurs autochtones du système de santé ont été embauchés dans l'ensemble du pays. 18 sont propres aux Premières Nations, 6 sont spécifiques aux Métis et 22 servent toutes les distinctions par l'intermédiaire de l'Association nationale des centres d'amitié (ANCA) dans les zones urbaines.
- 6 défenseurs des droits des patients autochtones ont été embauchés à l'échelle nationale, dont 5 sont propres aux Premières Nations et 1 aux Métis.
- Le Bureau de l'ombudsman de la santé des Premières Nations en Saskatchewan continue d'offrir des mécanismes de défense des droits, de résolution des plaintes et de responsabilisation culturellement sûrs pour les patients des Premières Nations victimes de racisme, de discrimination ou de traitement inéquitable dans les systèmes de santé.
En 2025-2026, l'initiative de lutte contre le racisme envers les Autochtones a soutenu les organisations nationales de professionnels de la santé autochtones afin de renforcer les efforts de défense des intérêts des Autochtones, le perfectionnement de la main-d'œuvre, le soutien aux patients, le mentorat, les initiatives de bien-être et les efforts de transformation du système. Voici quelques exemples de travaux en cours :
- L'Association des médecins autochtones du Canada (AMAC) a élaboré conjointement des ressources sur le bien-être et la guérison pour les médecins et les apprenants autochtones en partenariat avec l'Association médicale canadienne. Ils ont mis en œuvre des initiatives de mentorat auprès de 14 étudiants autochtones en médecine tout en renforçant les partenariats avec le Conference Board du Canada pour produire des rapports quantitatifs et qualitatifs cernant les lacunes et les recommandations visant à améliorer le soutien aux apprenants autochtones en médecine. Ils ont également collaboré avec Black Physicians of Canada, la Fédération des femmes médecins du Canada et Médecins résidents du Canada pour faire progresser les réformes équitables de la résidence et la lutte contre le racisme dans l'enseignement médical.
- Indigenous Pharmacy Professionals of Canada a élaboré des modules éducatifs sur l'équité, la diversité, l'inclusion et la santé des Autochtones à l'intention de toutes les facultés de pharmacie et de tous les étudiants. Ils se sont associés à des membres du corps professoral de pharmacie pour créer une formation, des affectations et des cadres de travail en pharmacie dirigés par des Autochtones, en appliquant les apprentissages de la culture autochtone et de l'équité en matière de santé. Ils ont également lancé une série de six modules sur la formation sur les compétences culturelles autochtones pour les professionnels de la pharmacie : EDI et Formation sur la santé et la sécurité culturelle autochtones pour les professionnels de la pharmacie. Et ils ont traduit les meilleures pratiques en modèles autoréglementés pour les professionnels de la pharmacie.
- L'Association des gestionnaires de santé des Premières Nations continue d'élaborer un programme de formation pour les navigateurs autochtones du système de santé afin de soutenir la normalisation, l'éducation et la création de réseaux pour les navigateurs autochtones de l'AAIR dans l'ensemble du système de santé.
- Le projet Hearts-based Education and Anti-colonial Learning in Healthcare (H.E.A.L) du Centre de collaboration nationale de la santé autochtone (CCNSA) a utilisé des approches d'apprentissage basées sur les arts, anticoloniales et anti-oppressives pour lutter contre le racisme systémique et les préjugés dans les soins de santé. Il a été élaboré en collaboration avec le Centre de recherche sur les arts de la santé et constitue une initiative en libre accès qui utilise la narration, la poésie et les arts visuels pour humaniser les expériences des patients, renforcer les soins culturellement sûrs et aider les fournisseurs de soins de santé, les éducateurs et les institutions à faire face aux préjudices et aux inégalités coloniaux qui touchent les Premières Nations, les Inuit, les Métis, les personnes bispirituelles et les personnes de diverses identités de genre.
En 2025-2026, le financement destiné à la pratique sage-femme autochtone continue d'appuyer le travail des sages-femmes, des communautés et des porte-parole autochtones visant à restaurer les pratiques d'accouchement autochtones. Voici quelques exemples de ces travaux en cours :
- le nouveau Cadre de formation en pratique sage-femme autochtone du Conseil national des sages-femmes autochtones aide les Nations à former leurs propres sages-femmes et à ramener les naissances dans les communautés
- à l'automne 2025, 13 étudiantes autochtones en pratique sage-femme, dans huit communautés, poursuivent leur formation tout en vivant et en travaillant dans leurs Nations, une approche qui renforce la continuité culturelle, soutient le mieux-être des familles et fait progresser l'autodétermination autochtone en matière de soins de santé
- La Première Nation de Sturgeon Lake, l'un des projets de démonstration originaux sur la pratique sage-femme autochtone du budget de 2017, a célébré en 2022 la première naissance assistée par une sage-femme dans la communauté en plus de 50 ans
- La communauté a reçu des investissements supplémentaires pour la construction de son nouveau centre de naissance autonome, le Shirley Bighead Nihtāwiki et le pavillon d'accouchement et d'éducation des enfants Ohpikihāwasowin, qui a ouvert ses portes le 29 avril 2026
- de nouveaux projets de sages-femmes et de doulas propres aux Métis sont en cours, notamment les travaux de la Métis Nation-Saskatchewan visant l'élaboration d'un programme d'éducation et de formation en pratique sage-femme métisse, ainsi que les soutiens intégrés du gouvernement métis d'Otipemisiwak pour les familles métisses enceintes en Alberta, fournis et coordonnés par les Aunties
- l'élaboration et la mise en œuvre d'un réseau de travailleuses et travailleurs autochtones de soutien à la naissance en Saskatchewan afin d'accroître l'accessibilité de services culturellement appropriés pendant les accouchements en milieu hospitalier
- ces travailleuses et travailleurs de soutien à la naissance ont accès à de la formation et offrent un accompagnement individuel et des services de défense des droits aux familles des Premières Nations
- ils coordonnent également un réseau d'aiguillage qui relie les familles à des services communautaires afin de maximiser les possibilités d'un retour sécuritaire à la maison
- Le Meadow Lake Tribal Council a commencé à travailler à la mise en place d'un programme communautaire de pratique sage-femme et d'un pavillon de naissance à Canoe Lake
- il a mis sur pied un comité d'Aînés et amorcé des consultations communautaires pour planifier la voie à suivre
- L'Université des Premières Nations du Canada (FNUniv) a élaboré une série de programmes de certificat : travailleuses et travailleurs autochtones de soutien à la naissance, santé sexuelle et reproductive, et soins de fin de vie
- la formation est offerte en personne et en ligne afin d'en maximiser l'accessibilité.
- les cours peuvent être reconnus dans le cadre d'un programme menant à un diplôme en pratique sage-femme.
- La FNUniv a également élaboré une série de microcertifications en ligne pour les personnes qui fournissent des soins et du réconfort pendant la grossesse, l'accouchement et/ou la période postnatale. Les cours mettent l'accent sur la compréhension des besoins uniques des familles pendant cette période cruciale.
Réponse à l'appel à la justice 7.6
L'initiative de lutte contre le racisme envers les Autochtones répond à l'appel à la justice 7.6 en fournissant du financement à des organisations autochtones pour élaborer et offrir de la formation culturellement sécuritaire aux professionnels de la santé. Ces formations portent sur le racisme envers les Autochtones, favorisent des soins culturellement éclairés et sont adaptées afin de refléter les expériences propres aux Premières Nations, aux Inuit et aux Métis.
Les survivantes, les familles et les communautés autochtones touchées par la crise des FFADA2E+ bénéficient d'une sensibilisation et d'une compréhension accrues de la part des fournisseurs, ce qui peut contribuer à prévenir la retraumatisation et à réduire les cas de négligence ou de discrimination dans les milieux cliniques.
Répercussions principales
- Renforce la sécurité culturelle : Appuie des services culturellement appropriés dans l'ensemble du système de santé
- Appuie la navigation dans le système : Soutient la formation et l'emploi de navigateurs autochtones en santé et de défenseurs des patients
- Accroît la représentation : Crée des parcours pour accroître la représentation autochtone dans les professions de la santé
- Prévient la violence dans les soins : Améliore la sensibilisation et la responsabilisation grâce à la formation culturellement sécuritaire
- Appuie la justice reproductive : Élargit l'accès aux sages-femmes, aux travailleuses et travailleurs de soutien à la naissance autochtones et aux mesures de soutien intégrées
Détails sur le financement
S'appuyant sur le succès des investissements de 2021, le gouvernement a réinvesti en 2024 167,6 millions de dollars sur cinq ans, à compter de 2024-2025, pour lutter contre le racisme envers les Autochtones dans les systèmes de santé du Canada. Les affectations de fonds sont guidées par des approches fondées sur les distinctions, les besoins des communautés et la collaboration avec les responsables de la santé autochtone et les tables régionales afin d'assurer une pertinence et un impact continus.
7.7 : Appuyer la formation et le travail des autochtones dans le domaine de la santé et du bien-être
Initiatives
Cercle national pour la formation médicale en santé autochtone – Santé Canada
Aperçu de l'initiative
Le Cercle national pour la formation médicale en santé autochtone (CNFMSA) (CNFMSA) est un organisme sans but lucratif créé pour faire progresser l'éducation médicale autochtone et contribuer à la prestation de soins culturellement sûrs. Le CNFMSA a été créé en partenariat avec l'Association des médecins autochtones du Canada, l'Association des facultés de médecine du Canada, le Collège des médecins de famille du Canada, le Conseil médical du Canada et le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada. Ce partenariat a été conçu pour garantir que l'accès des peuples autochtones aux soins est de haute qualité, culturellement sûr et exempt de racisme, ce qui commence par un changement systémique dirigé par les Autochtones. La nécessité d'un système de soins de santé sûr qui répond aux besoins de tous ceux qui y ont accès est évidente, mais compte tenu des expériences continues de racisme de la part des patients, des médecins et des apprenants en médecine autochtones, il est urgent d'agir pour que les droits des peuples autochtones en matière de santé et de soins de santé soient respectés.
Le CNFMSA assurera le leadership et le soutien des partenaires alors qu'ils s'acquittent de leurs responsabilités collectives pour répondre à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, aux appels à l'action de la CVR et aux appels à la justice pour les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.
Mises à jour pour l'exercice 2025-2026
En 2025-2026, le CNFMSA a élaboré, mis à l'essai ou offert une gamme d'ateliers, de modules, de programmes et de cours.
Élaboration d'ateliers : Élaboration de plusieurs ateliers portant sur la sécurité culturelle, la lutte contre le racisme et l'évaluation. Ces ateliers sont axés sur la mobilisation respectueuse, la lutte contre les déséquilibres de pouvoir inhérents au système de soins de santé, l'alliance, la politique de lutte contre le racisme envers les Autochtones et la garantie de méthodes d'évaluation appropriées. Ces ateliers seront offerts par le biais du système de modules d'apprentissage du CNFMSA.
Modules sur le bien-être et la joie des médecins autochtones : Le CNFMSA travaille avec l'Association des médecins autochtones du Canada pour élaborer des modules sur le bien-être et la joie des médecins autochtones qui seront offerts en 2027. Ces modules font la promotion du bien-être des médecins autochtones, de la consultation des Autochtones, des pratiques de bien-être propres aux étudiants et aux résidents autochtones dans les normes d'agrément, des programmes et des services adaptés à la culture, et plus encore.
Programme de perfectionnement en leadership du corps professoral autochtone en début et en milieu de carrière : En 2025, le CNFMSA a mis à l'essai le premier programme IFDLP en début ou en milieu de carrière. Il s'agit d'un programme mixte de formation en leadership de huit mois conçu pour aider les médecins autochtones à naviguer dans la médecine universitaire au Canada et à la façonner. Élaboré par le groupe de travail sur le recrutement et le maintien en poste du corps professoral autochtone dans le cadre de la phase I du CNFMSA, le programme répond à la sous-représentation des médecins autochtones leaders dans le milieu universitaire et la pratique; et offre une formation fondée sur la culture qui reflète les modes de connaissance, de faire et d'être autochtones. Chaque module s'appuie sur l'auto-positionnement des participants dans l'identité autochtone, favorisant une réflexion continue tout en développant des compétences pratiques en leadership. Les domaines d'intérêt comprennent la formation de l'identité professionnelle, la gestion du syndrome de l'imposteur, la résolution de conflits, la gouvernance universitaire, l'encadrement, la mobilisation des médias et l'intégration des cérémonies et de la culture dans la pratique professionnelle.
Cours Racisme envers les Autochtones 101 : Le CNFMSA a élaboré le cours Racisme envers les Autochtones 101 afin de fournir des connaissances de base qui permettront aux participants d'accroître leurs compétences pour être en mesure de reconnaître les cas de racisme envers les Autochtones, de comprendre le concept de lutte contre le racisme et les moyens de mettre en œuvre la lutte contre le racisme dans les politiques ou les pratiques.
Réponse à l'appel à la justice 7.7
Le Cercle national pour la formation médicale en santé autochtone (CNFMSA) répond à l'appel à la justice 7.7 en renforçant les parcours de formation, de mieux-être et de leadership dirigés par des Autochtones en médecine universitaire, tout en fournissant aux partenaires de la formation médicale des outils de lutte contre le racisme et de sécurité culturelle qui contribuent à éliminer les obstacles systémiques au recrutement, au maintien en poste et à l'avancement des Autochtones dans la main-d'œuvre de la santé et du mieux-être.
Répercussions principales
- Élargissement du leadership autochtone au sein de la médecine universitaire : Le CNFMSA a mis à l'essai le Programme de perfectionnement en leadership du corps professoral autochtone en début et en milieu de carrière, un programme mixte de huit mois qui répond à la sous-représentation des médecins autochtones leaders et développe des compétences pratiques fondées sur les façons autochtones de savoir, de faire et d'être
Détails sur le financement
Le CNFMSA est financé par le Fonds stratégique et les politiques en matière de soins de santé de Santé Canada et l'Association médicale canadienne. Le CNFMSA a conclu une entente de financement de 4,6 millions de dollars avec Santé Canada sur une période de trois ans.
Instituts de recherche en santé du Canada
Aperçu de l'initiative
Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), sous la direction de leur Institut de la santé des Autochtones (ISA), font progresser un programme national de recherche en santé autochtone et appuient des travaux de recherche novateurs visant à appuyer la santé, le bien-être, et les priorités autodéterminées des Premières Nations, des Inuit et des Métis (peuples autochtones) au Canada. Par leurs initiatives de recherche, les IRSC soutiennent la production de données probantes qui approfondissent la compréhension des nombreux facteurs qui façonnent la santé et le mieux-être des Premières Nations, des Inuit et des Métis, notamment :
- la gouvernance
- le territoire
- la langue
- la culture
- les forces communautaires,
- les conditions sociales et structurelles qui influent sur la santé.
Les IRSC offrent du financement aux chercheurs qui s'efforcent de répondre à des questions importantes pour améliorer la santé, renforcer les systèmes de santé et améliorer les résultats en matière de santé au Canada et à l'échelle mondiale. Les étudiants autochtones sont encouragés à poursuivre des carrières en recherche en santé afin d'apporter des perspectives autochtones et de travailler aux côtés des communautés autochtones pour améliorer la santé des Premières Nations, des Inuit et des Métis. Lorsque des chercheurs non autochtones participent aux travaux, les IRSC appuient l'alignement, la mobilisation et les partenariats significatifs avec les communautés, afin d'aider a assurer que la recherche soit menée avec respect et reflète les priorités communautaires.
Les possibilités de financement et les partenariats dirigés par les IRSC contribuent à renforcer la capacité de recherche dirigée par les Autochtones et à soutenir des approches ancrées dans les systèmes de savoirs autochtones et l'autodétermination. Ces efforts répondent aux obstacles systémiques relevés par l'Enquête en favorisant une participation équitable et fondée sur les distinctions à la recherche en santé. Les IRSC contribuent aussi à faire progresser les appels à la justice liés à l'inclusion des personnes 2ELGBTQI+ dans la recherche, tout en offrant des possibilités de renforcer cet axe par du financement ciblé et de la mobilisation futurs.
Mise à jour pour l'exercice 2025-2026
Au cours de l'exercice 2025-2026, les IRSC, par l'intermédiaire de l'Institut de la santé des peuples autochtones et en collaboration avec des partenaires de l'ensemble des IRSC, ont continué de soutenir la recherche en santé dirigée par les Autochtones, fondée sur les communautés et les distinctions. Voici quelques exemples notables :
- L'Institut de la santé des Autochtones des IRSC a terminé 18 mois de mobilisation nationale pour éclairer ses orientations stratégiques, réunissant des partenaires, des communautés, des chercheurs, des stagiaires et des organisations autochtones afin de déterminer les priorités et les possibilités de recherche en santé autochtone.
- Cet engagement permet de s'assurer que la recherche soutenue par l'Institut de la santé des peuples autochtones reflète les priorités définies par les Autochtones, y compris celles liées à la sécurité, au bien-être, à la guérison et aux soins adaptés à la culture.
- Soutien aux cohortes de l'Initiative sur les trajectoires de vie en santé chez les Autochtones, en faisant progresser la recherche dirigée par les Autochtones axée sur la santé et le bien-être tout au long de la vie, y compris au début de la vie, dans les familles et dans les générations futures.
Réponse à l'appel à la justice 7.7
Les IRSC répondent à l'appel à la justice 7.7 en soutenant la formation et le mentorat de chercheurs autochtones et de praticiens de la santé autochtones par des partenariats avec les Environnements réseau pour la recherche sur la santé des Autochtones, des établissements postsecondaires et des organisations autochtones. Lancé en 2019, le programme des Environnements réseau pour la recherche sur la santé des Autochtones établit un réseau de centres axés sur le renforcement de la capacité de recherche autochtone et le soutien de la recherche en santé communautaire autochtone qui reflète les priorités et les valeurs des peuples autochtones. Les possibilités de financement et les initiatives collaboratives des IRSC renforcent aussi la capacité de recherche dirigée par les Autochtones et soutiennent les parcours permettant aux Autochtones d'entrer, de demeurer et de progresser dans la recherche et la pratique en santé. En accroissant le leadership autochtone dans la création et l'application de données probantes en santé, les IRSC contribuent à contrer les obstacles systémiques dans les systèmes de recherche et de santé et soutiennent des approches culturellement ancrées en matière de santé et de mieux-être.
Répercussions principales
- Leadership autochtone en recherche en santé : Dirige un programme national de recherche sur la santé et le mieux-être autochtones et soutient des recherches novatrices pouvant améliorer la santé et le mieux-être des Premières Nations, des Inuit et des Métis.
- Renforcement de l'autodétermination autochtone en recherche : Fait progresser l'autodétermination autochtone en recherche en santé. Soutient la gouvernance et le leadership autochtones dans la production de connaissances en santé au moyen de possibilités de financement, de partenariats et d'approches de gouvernance de la recherche.
- Capacité de recherche autochtone et parcours professionnels accrus : Soutient la formation et le mentorat des chercheurs autochtones et des praticiens de la santé. Cela comprend des partenariats avec les Environnements réseau pour la recherche sur la santé des Autochtones, des établissements postsecondaires et des organisations autochtones.
- Données probantes culturellement sûres et communautaires en santé : Finance des recherches ancrées dans les systèmes de savoirs autochtones et les priorités définies par les communautés. Ces recherches peuvent éclairer des services de santé culturellement sûrs et communautaires. Elles peuvent aussi améliorer la réactivité des systèmes de santé.
- Approches de guérison tenant compte des traumatismes et culturellement ancrées : Soutient la recherche dirigée par les Autochtones sur la guérison intergénérationnelle et collective. Fait progresser des parcours de guérison et de mieux-être culturellement ancrés, notamment l'élaboration et l'utilisation d'indicateurs de mieux-être définis par les communautés. Soutient l'Initiative nationale de recherche sur la santé des femmes, qui vise à améliorer la santé des femmes et des filles autochtones, ainsi que des personnes 2ELGBTQI+.
- Capacité et infrastructure de recherche inuites fondées sur les distinctions : Soutient la capacité et l'infrastructure de recherche dirigées par les Inuit dans l'Inuit Nunangat grâce au renforcement des relations et à des partenariats avec des organisations inuites. Renforce les conditions nécessaires aux priorités de recherche définies par les Inuit, y compris le soutien continu au Réseau de recherche inuit à mesure qu'il chemine vers l'autodétermination en matière de recherche interdisciplinaire et de renforcement des capacités.
- Recherche inclusive et données probantes améliorées sur les réalités de santé des personnes 2ELGBTQI+ : Renforce le potentiel d'une représentation plus exacte et de meilleures données probantes sur les réalités de santé des personnes autochtones 2ELGBTQI+, afin d'éclairer des services et des soutiens culturellement sûrs. Les IRSC le font au moyen d'approches inclusives et communautaires, lorsque les projets priorisent l'inclusion des personnes 2ELGBTQI+.
Détails sur le financement
Le programme Environnements réseau pour la recherche sur la santé des Autochtones (ERRSA) représente un engagement de 105,5 millions de dollars sur six ans par les IRSC afin de renforcer la capacité de recherche en santé autochtone au Canada.
Lutte contre le racisme envers les Autochtones dans les systèmes de santé du Canada – Services aux Autochtones Canada
Aperçu de l'initiative
L'initiative de lutte contre le racisme envers les Autochtones dans les systèmes de santé du Canada, dirigée par Services aux Autochtones Canada (SAC), appuie les efforts visant à éliminer le racisme envers les Autochtones au moyen de projets dirigés par les Autochtones et éclairés par les communautés, qui font progresser la sécurité culturelle et la sécurité des patients, améliorent l'accès à des services culturellement appropriés et renforcent la représentation autochtone à tous les niveaux du système de santé.
Les principaux domaines d'action comprennent le soutien aux navigateurs autochtones dans les systèmes de santé et aux défenseurs des patients, l'élargissement des services de sages-femmes et de doulas autochtones, l'élaboration de formations culturellement sécuritaires pour les professionnels de la santé, ainsi que la création de parcours d'éducation et de possibilités qui appuient la représentation autochtone dans les professions de la santé. En intégrant les savoirs et les priorités autochtones dans le système de santé, l'initiative vise à réduire les préjudices, à renforcer la confiance et à améliorer les résultats en santé des personnes et des familles autochtones.
Mises à jour pour l'exercice 2025-2026
Grâce au financement des investissements annoncés en 2024, SAC a appuyé divers partenaires autochtones et organismes de santé dans la mise en œuvre d'initiatives dirigées par les Autochtones à l'échelle nationale en 2025-2026. Ces initiatives s'attaquent au racisme envers les Autochtones dans les systèmes de santé et améliorent l'accès à des services de santé de grande qualité et culturellement sécuritaires pour les peuples autochtones dans l'ensemble des provinces et des territoires, ainsi qu'en milieu urbain. Divers postes de navigateurs dans les systèmes de santé et de défenseurs des patients sont appuyés partout au pays dans le cadre de cette initiative. Ces postes améliorent l'accès à des soins culturellement sécuritaires et, dans certains cas, offrent un soutien spirituel et des services aux clients dans leur langue autochtone. Les communautés et organisations des Premières Nations, des Inuit et des Métis continuent également d'être appuyées dans leurs travaux visant à faire progresser la restauration de la pratique sage-femme autochtone par l'élaboration ou l'élargissement de programmes de sages-femmes autochtones, y compris la formation en pratique sage-femme autochtone. De plus, les organisations nationales de santé autochtones continuent d'être appuyées.
En 2025-2026, les navigateurs et défenseurs du système de santé autochtone de l'initiative de lutte contre le racisme envers les Autochtones répondent aux appels à la justice des FFADA en améliorant l'accès des Premières Nations, des Inuits et des Métis à des services de soutien en santé adaptés à la culture, tenant compte des traumatismes et dirigés par les Autochtones. Ces rôles aident les patients à naviguer dans des systèmes de santé complexes, à accéder à des voies de défense et de recours, à comprendre leurs droits et à aborder les expériences de racisme et de discrimination dans les établissements de soins. Voici quelques exemples de travaux en cours :
- La Nation métisse de la Colombie-Britannique a élaboré un guide sur l'expérience en santé des Métis pour aider les patients métis à naviguer dans les systèmes de santé, à comprendre leurs droits et à accéder à des soins culturellement sûrs.
- 46 navigateurs autochtones du système de santé ont été embauchés dans l'ensemble du pays. 18 sont propres aux Premières Nations, 6 sont spécifiques aux Métis et 22 servent toutes les distinctions par l'intermédiaire de l'Association nationale des centres d'amitié (ANCA) dans les zones urbaines.
- 6 défenseurs des droits des patients autochtones ont été embauchés à l'échelle nationale, dont 5 sont propres aux Premières Nations et 1 aux Métis.
- Le Bureau de l'ombudsman de la santé des Premières Nations en Saskatchewan continue d'offrir des mécanismes de défense des droits, de résolution des plaintes et de responsabilisation culturellement sûrs pour les patients des Premières Nations victimes de racisme, de discrimination ou de traitement inéquitable dans les systèmes de santé.
En 2025-2026, l'initiative de lutte contre le racisme envers les Autochtones a soutenu les organisations nationales de professionnels de la santé autochtones afin de renforcer les efforts de défense des intérêts des Autochtones, le perfectionnement de la main-d'œuvre, le soutien aux patients, le mentorat, les initiatives de bien-être et les efforts de transformation du système. Voici quelques exemples de travaux en cours :
- L'Association des médecins autochtones du Canada (AMAC) a élaboré conjointement des ressources sur le bien-être et la guérison pour les médecins et les apprenants autochtones en partenariat avec l'Association médicale canadienne. Ils ont mis en œuvre des initiatives de mentorat auprès de 14 étudiants autochtones en médecine tout en renforçant les partenariats avec le Conference Board du Canada pour produire des rapports quantitatifs et qualitatifs cernant les lacunes et les recommandations visant à améliorer le soutien aux apprenants autochtones en médecine. Ils ont également collaboré avec Black Physicians of Canada, la Fédération des femmes médecins du Canada et Médecins résidents du Canada pour faire progresser les réformes équitables de la résidence et la lutte contre le racisme dans l'enseignement médical.
- Indigenous Pharmacy Professionals of Canada a élaboré des modules éducatifs sur l'équité, la diversité, l'inclusion et la santé des Autochtones à l'intention de toutes les facultés de pharmacie et de tous les étudiants. Ils se sont associés à des membres du corps professoral de pharmacie pour créer une formation, des affectations et des cadres de travail en pharmacie dirigés par des Autochtones, en appliquant les apprentissages de la culture autochtone et de l'équité en matière de santé. Ils ont également lancé une série de six modules sur la formation sur les compétences culturelles autochtones pour les professionnels de la pharmacie : EDI et Formation sur la santé et la sécurité culturelle autochtones pour les professionnels de la pharmacie. Et ils ont traduit les meilleures pratiques en modèles autoréglementés pour les professionnels de la pharmacie.
- L'Association des gestionnaires de santé des Premières Nations continue d'élaborer un programme de formation pour les navigateurs autochtones du système de santé afin de soutenir la normalisation, l'éducation et la création de réseaux pour les navigateurs autochtones de l'AAIR dans l'ensemble du système de santé.
- Le projet Hearts-based Education and Anti-colonial Learning in Healthcare (H.E.A.L) du Centre de collaboration nationale de la santé autochtone (CCNSA) a utilisé des approches d'apprentissage basées sur les arts, anticoloniales et anti-oppressives pour lutter contre le racisme systémique et les préjugés dans les soins de santé. Il a été élaboré en collaboration avec le Centre de recherche sur les arts de la santé et constitue une initiative en libre accès qui utilise la narration, la poésie et les arts visuels pour humaniser les expériences des patients, renforcer les soins culturellement sûrs et aider les fournisseurs de soins de santé, les éducateurs et les institutions à faire face aux préjudices et aux inégalités coloniaux qui touchent les Premières Nations, les Inuit, les Métis, les personnes bispirituelles et les personnes de diverses identités de genre.
En 2025-2026, le financement destiné à la pratique sage-femme autochtone continue d'appuyer le travail des sages-femmes, des communautés et des porte-parole autochtones visant à restaurer les pratiques d'accouchement autochtones. Voici quelques exemples de ces travaux en cours :
- le nouveau Cadre de formation en pratique sage-femme autochtone du Conseil national des sages-femmes autochtones aide les Nations à former leurs propres sages-femmes et à ramener les naissances dans les communautés
- à l'automne 2025, 13 étudiantes autochtones en pratique sage-femme, dans huit communautés, poursuivent leur formation tout en vivant et en travaillant dans leurs Nations, une approche qui renforce la continuité culturelle, soutient le mieux-être des familles et fait progresser l'autodétermination autochtone en matière de soins de santé
- La Première Nation de Sturgeon Lake, l'un des projets de démonstration originaux sur la pratique sage-femme autochtone du budget de 2017, a célébré en 2022 la première naissance assistée par une sage-femme dans la communauté en plus de 50 ans
- La communauté a reçu des investissements supplémentaires pour la construction de son nouveau centre de naissance autonome, le Shirley Bighead Nihtāwiki et le pavillon d'accouchement et d'éducation des enfants Ohpikihāwasowin, qui a ouvert ses portes le 29 avril 2026
- de nouveaux projets de sages-femmes et de doulas propres aux Métis sont en cours, notamment les travaux de la Métis Nation-Saskatchewan visant l'élaboration d'un programme d'éducation et de formation en pratique sage-femme métisse, ainsi que les soutiens intégrés du gouvernement métis d'Otipemisiwak pour les familles métisses enceintes en Alberta, fournis et coordonnés par les Aunties
- l'élaboration et la mise en œuvre d'un réseau de travailleuses et travailleurs autochtones de soutien à la naissance en Saskatchewan afin d'accroître l'accessibilité de services culturellement appropriés pendant les accouchements en milieu hospitalier
- ces travailleuses et travailleurs de soutien à la naissance ont accès à de la formation et offrent un accompagnement individuel et des services de défense des droits aux familles des Premières Nations
- ils coordonnent également un réseau d'aiguillage qui relie les familles à des services communautaires afin de maximiser les possibilités d'un retour sécuritaire à la maison
- Le Meadow Lake Tribal Council a commencé à travailler à la mise en place d'un programme communautaire de pratique sage-femme et d'un pavillon de naissance à Canoe Lake
- il a mis sur pied un comité d'Aînés et amorcé des consultations communautaires pour planifier la voie à suivre
- L'Université des Premières Nations du Canada (FNUniv) a élaboré une série de programmes de certificat : travailleuses et travailleurs autochtones de soutien à la naissance, santé sexuelle et reproductive, et soins de fin de vie
- la formation est offerte en personne et en ligne afin d'en maximiser l'accessibilité.
- les cours peuvent être reconnus dans le cadre d'un programme menant à un diplôme en pratique sage-femme.
- La FNUniv a également élaboré une série de microcertifications en ligne pour les personnes qui fournissent des soins et du réconfort pendant la grossesse, l'accouchement et/ou la période postnatale. Les cours mettent l'accent sur la compréhension des besoins uniques des familles pendant cette période cruciale.
Réponse à l'appel à la justice 7.7
L'initiative de lutte contre le racisme envers les Autochtones répond en partie à l'appel à la justice 7.7 en finançant la formation des sages-femmes et des doulas autochtones. Un soutien est fourni aux programmes dirigés par les Autochtones et à la prestation de soins reproductifs culturellement sécuritaires en milieu urbain comme en régions éloignées.
Pour les survivantes, les familles et les communautés autochtones touchées par la crise des FFADA2E+, la présence de sages-femmes et de travailleuses et travailleurs de soutien à la naissance autochtones crée des voies plus sûres vers les soins et réaffirme des pratiques traditionnelles ancrées dans l'identité culturelle, l'autonomie et la guérison communautaire.
Répercussions principales
- Renforce la sécurité culturelle : Appuie des services culturellement appropriés dans l'ensemble du système de santé
- Appuie la navigation dans le système : Soutient la formation et l'emploi de navigateurs autochtones en santé et de défenseurs des patients
- Accroît la représentation : Crée des parcours pour accroître la représentation autochtone dans les professions de la santé
- Prévient la violence dans les soins : Améliore la sensibilisation et la responsabilisation grâce à la formation culturellement sécuritaire
- Appuie la justice reproductive : Élargit l'accès aux sages-femmes, aux travailleuses et travailleurs de soutien à la naissance autochtones et aux mesures de soutien intégrées
Détails sur le financement
S'appuyant sur le succès des investissements de 2021, le gouvernement a réinvesti en 2024 167,6 millions de dollars sur cinq ans, à compter de 2024-2025, pour lutter contre le racisme envers les Autochtones dans les systèmes de santé du Canada. Les affectations de fonds sont guidées par des approches fondées sur les distinctions, les besoins des communautés et la collaboration avec les responsables de la santé autochtone et les tables régionales afin d'assurer une pertinence et un impact continus.7.8 : Créer des occasions efficaces et bien financées d'encourager les Autochtones à travailler dans le domaine de la santé et du bien-être au sein de leurs communautés, et de proposer des mesures socioéconomiques incitatives à cet égard. Cela comprend des mesures concrètes visant à recruter, à embaucher, à former et à maintenir en poste à long terme du personnel et des membres des communautés autochtones locales afin que l'ensemble de celles-ci aient accès à des services de santé et de bien-être
7.8 : Créer des occasions efficaces et bien financées d'encourager les Autochtones à travailler dans le domaine de la santé et du bien-être au sein de leurs communautés, et de proposer des mesures socioéconomiques incitatives à cet égard
Cela comprend des mesures concrètes visant à recruter, à embaucher, à former et à maintenir en poste à long terme du personnel et des membres des communautés autochtones locales afin que l'ensemble de celles-ci aient accès à des services de santé et de bien-être
Initiatives
Cercle national pour la formation médicale en santé autochtone – Santé Canada
Aperçu de l'initiative
Le Cercle national pour la formation médicale en santé autochtone (CNFMSA) (CNFMSA) est un organisme sans but lucratif créé pour faire progresser l'éducation médicale autochtone et contribuer à la prestation de soins culturellement sûrs. Le CNFMSA a été créé en partenariat avec l'Association des médecins autochtones du Canada, l'Association des facultés de médecine du Canada, le Collège des médecins de famille du Canada, le Conseil médical du Canada et le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada. Ce partenariat a été conçu pour garantir que l'accès des peuples autochtones aux soins est de haute qualité, culturellement sûr et exempt de racisme, ce qui commence par un changement systémique dirigé par les Autochtones. La nécessité d'un système de soins de santé sûr qui répond aux besoins de tous ceux qui y ont accès est évidente, mais compte tenu des expériences continues de racisme de la part des patients, des médecins et des apprenants en médecine autochtones, il est urgent d'agir pour que les droits des peuples autochtones en matière de santé et de soins de santé soient respectés.
Le CNFMSA assurera le leadership et le soutien des partenaires alors qu'ils s'acquittent de leurs responsabilités collectives pour répondre à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, aux appels à l'action de la CVR et aux appels à la justice pour les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.
Mises à jour pour l'exercice 2025-2026
En 2025-2026, le CNFMSA a élaboré, mis à l'essai ou offert une gamme d'ateliers, de modules, de programmes et de cours.
Élaboration d'ateliers : Élaboration de plusieurs ateliers portant sur la sécurité culturelle, la lutte contre le racisme et l'évaluation. Ces ateliers sont axés sur la mobilisation respectueuse, la lutte contre les déséquilibres de pouvoir inhérents au système de soins de santé, l'alliance, la politique de lutte contre le racisme envers les Autochtones et la garantie de méthodes d'évaluation appropriées. Ces ateliers seront offerts par le biais du système de modules d'apprentissage du CNFMSA.
Modules sur le bien-être et la joie des médecins autochtones : Le CNFMSA travaille avec l'Association des médecins autochtones du Canada pour élaborer des modules sur le bien-être et la joie des médecins autochtones qui seront offerts en 2027. Ces modules font la promotion du bien-être des médecins autochtones, de la consultation des Autochtones, des pratiques de bien-être propres aux étudiants et aux résidents autochtones dans les normes d'agrément, des programmes et des services adaptés à la culture, et plus encore.
Programme de perfectionnement en leadership du corps professoral autochtone en début et en milieu de carrière : En 2025, le CNFMSA a mis à l'essai le premier programme IFDLP en début ou en milieu de carrière. Il s'agit d'un programme mixte de formation en leadership de huit mois conçu pour aider les médecins autochtones à naviguer dans la médecine universitaire au Canada et à la façonner. Élaboré par le groupe de travail sur le recrutement et le maintien en poste du corps professoral autochtone dans le cadre de la phase chiffre romain 1 du CNFMSA, le programme répond à la sous-représentation des médecins autochtones leaders dans le milieu universitaire et la pratique; et offre une formation fondée sur la culture qui reflète les modes de connaissance, de faire et d'être autochtones. Chaque module s'appuie sur l'auto-positionnement des participants dans l'identité autochtone, favorisant une réflexion continue tout en développant des compétences pratiques en leadership. Les domaines d'intérêt comprennent la formation de l'identité professionnelle, la gestion du syndrome de l'imposteur, la résolution de conflits, la gouvernance universitaire, l'encadrement, la mobilisation des médias et l'intégration des cérémonies et de la culture dans la pratique professionnelle.
Cours Racisme envers les Autochtones 101 : Le CNFMSA a élaboré le cours Racisme envers les Autochtones 101 afin de fournir des connaissances de base qui permettront aux participants d'accroître leurs compétences pour être en mesure de reconnaître les cas de racisme envers les Autochtones, de comprendre le concept de lutte contre le racisme et les moyens de mettre en œuvre la lutte contre le racisme dans les politiques ou les pratiques.
Réponse à l'appel à la justice 7.8
Le Cercle national pour la formation médicale en santé autochtone (CNFMSA) répond à l'appel à la justice 7.8 en renforçant les capacités et le leadership autochtones dans la formation en santé et les systèmes de santé grâce à un perfectionnement professionnel dirigé par des Autochtones, qui appuie les médecins autochtones afin qu'ils puissent faire progresser et orienter la médecine universitaire au Canada. En 2025, le CNFMSA a mis à l'essai le Programme de développement du leadership professoral autochtone en début et en milieu de carrière, un programme hybride de huit mois élaboré par le Groupe de travail sur le recrutement et le maintien en poste du corps professoral autochtone dans le cadre de la phase I du CNFMSA, afin de remédier à la sous-représentation des médecins autochtones dans les postes de leadership en milieu universitaire et dans la pratique. Le programme offre une formation ancrée dans la culture, qui reflète les modes de savoir, de faire et d'être autochtones, et qui aide les participantes et participants à évoluer dans les milieux institutionnels tout en développant des compétences pratiques en leadership. Chaque module s'appuie sur l'auto-positionnement dans l'identité autochtone et la réflexion continue, et aborde notamment la formation de l'identité professionnelle, la gestion du syndrome de l'imposteur, la résolution de conflits, la gouvernance universitaire, le coaching, les relations avec les médias, ainsi que l'intégration de la cérémonie et de la culture dans la pratique professionnelle.
Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient du renforcement d'un bassin de médecins autochtones en leadership, capables d'influencer la formation médicale, les services de santé et la culture institutionnelle afin de soutenir des soins culturellement sûrs, mieux adaptés aux besoins et exempts de racisme.
Répercussions principales
- Élargissement du leadership autochtone au sein de la médecine universitaire : Le CNFMSA a mis à l'essai le Programme de perfectionnement en leadership du corps professoral autochtone en début et en milieu de carrière, un programme mixte de huit mois qui répond à la sous-représentation des médecins autochtones leaders et développe des compétences pratiques fondées sur les façons autochtones de savoir, de faire et d'être
Détails sur le financement
Le CNFMSA est financé par le Fonds stratégique et les politiques en matière de soins de santé de Santé Canada et l'Association médicale canadienne. Le CNFMSA a conclu une entente de financement de 4,6 millions de dollars avec Santé Canada sur une période de trois ans.
Instituts de recherche en santé du Canada
Aperçu de l'initiative
Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), sous la direction de leur Institut de la santé des Autochtones (ISA), font progresser un programme national de recherche en santé autochtone et appuient des travaux de recherche novateurs visant à appuyer la santé, le bien-être, et les priorités autodéterminées des Premières Nations, des Inuit et des Métis (peuples autochtones) au Canada. Par leurs initiatives de recherche, les IRSC soutiennent la production de données probantes qui approfondissent la compréhension des nombreux facteurs qui façonnent la santé et le mieux-être des Premières Nations, des Inuit et des Métis, notamment :
- la gouvernance
- le territoire
- la langue
- la culture
- les forces communautaires,
- les conditions sociales et structurelles qui influent sur la santé
Les IRSC offrent du financement aux chercheurs qui s'efforcent de répondre à des questions importantes pour améliorer la santé, renforcer les systèmes de santé et améliorer les résultats en matière de santé au Canada et à l'échelle mondiale. Les étudiants autochtones sont encouragés à poursuivre des carrières en recherche en santé afin d'apporter des perspectives autochtones et de travailler aux côtés des communautés autochtones pour améliorer la santé des Premières Nations, des Inuit et des Métis. Lorsque des chercheurs non autochtones participent aux travaux, les IRSC appuient l'alignement, la mobilisation et les partenariats significatifs avec les communautés, afin d'aider a assurer que la recherche soit menée avec respect et reflète les priorités communautaires.
Les possibilités de financement et les partenariats dirigés par les IRSC contribuent à renforcer la capacité de recherche dirigée par les Autochtones et à soutenir des approches ancrées dans les systèmes de savoirs autochtones et l'autodétermination. Ces efforts répondent aux obstacles systémiques relevés par l'Enquête en favorisant une participation équitable et fondée sur les distinctions à la recherche en santé. Les IRSC contribuent aussi à faire progresser les appels à la justice liés à l'inclusion des personnes 2ELGBTQI+ dans la recherche, tout en offrant des possibilités de renforcer cet axe par du financement ciblé et de la mobilisation futurs.
Mise à jour pour l'exercice 2025-2026
Au cours de l'exercice 2025-2026, les IRSC, par l'intermédiaire de l'Institut de la santé des peuples autochtones et en collaboration avec des partenaires de l'ensemble des IRSC, ont continué de soutenir la recherche en santé dirigée par les Autochtones, fondée sur les communautés et les distinctions. Voici quelques exemples notables :
- L'Institut de la santé des Autochtones des IRSC a terminé 18 mois de mobilisation nationale pour éclairer ses orientations stratégiques, réunissant des partenaires, des communautés, des chercheurs, des stagiaires et des organisations autochtones afin de déterminer les priorités et les possibilités de recherche en santé autochtone.
- Cet engagement permet de s'assurer que la recherche soutenue par l'Institut de la santé des peuples autochtones reflète les priorités définies par les Autochtones, y compris celles liées à la sécurité, au bien-être, à la guérison et aux soins adaptés à la culture.
- Soutien aux cohortes de l'Initiative sur les trajectoires de vie en santé chez les Autochtones, en faisant progresser la recherche dirigée par les Autochtones axée sur la santé et le bien-être tout au long de la vie, y compris au début de la vie, dans les familles et dans les générations futures.
Réponse à l'appel à la justice 7.8
Les IRSC répondent à l'appel à la justice 7.8 en collaborant avec des partenaires gouvernementaux, universitaires et communautaires afin de co-développement des stratégies durables pour recruter, former et maintenir en poste des Autochtones dans les secteurs de la recherche en santé et du mieux-être. Les possibilités de financement, les partenariats et le leadership des IRSC en recherche en santé autochtone favorisent une participation équitable et soutiennent les parcours permettant aux professionnels autochtones d'accéder à la formation, au mentorat, au financement et aux possibilités de leadership au sein des systèmes de recherche et de santé. En renforçant le leadership et la représentation autochtones dans la recherche en santé et les domaines du mieux-être, les IRSC contribuent à des services de santé plus culturellement sûrs et adaptés et à la réduction des obstacles systémiques qui limitent l'accès équitable aux carrières et aux rôles décisionnels.
Répercussions principales
- Leadership autochtone en recherche en santé : Dirige un programme national de recherche sur la santé et le mieux-être autochtones et soutient des recherches novatrices pouvant améliorer la santé et le mieux-être des Premières Nations, des Inuit et des Métis.
- Renforcement de l'autodétermination autochtone en recherche : Fait progresser l'autodétermination autochtone en recherche en santé. Soutient la gouvernance et le leadership autochtones dans la production de connaissances en santé au moyen de possibilités de financement, de partenariats et d'approches de gouvernance de la recherche.
- Capacité de recherche autochtone et parcours professionnels accrus : Soutient la formation et le mentorat des chercheurs autochtones et des praticiens de la santé. Cela comprend des partenariats avec les Environnements réseau pour la recherche sur la santé des Autochtones, des établissements postsecondaires et des organisations autochtones.
- Données probantes culturellement sûres et communautaires en santé : Finance des recherches ancrées dans les systèmes de savoirs autochtones et les priorités définies par les communautés. Ces recherches peuvent éclairer des services de santé culturellement sûrs et communautaires. Elles peuvent aussi améliorer la réactivité des systèmes de santé.
- Approches de guérison tenant compte des traumatismes et culturellement ancrées : Soutient la recherche dirigée par les Autochtones sur la guérison intergénérationnelle et collective. Fait progresser des parcours de guérison et de mieux-être culturellement ancrés, notamment l'élaboration et l'utilisation d'indicateurs de mieux-être définis par les communautés. Soutient l'Initiative nationale de recherche sur la santé des femmes, qui vise à améliorer la santé des femmes et des filles autochtones, ainsi que des personnes 2ELGBTQI+.
- Capacité et infrastructure de recherche inuites fondées sur les distinctions : Soutient la capacité et l'infrastructure de recherche dirigées par les Inuit dans l'Inuit Nunangat grâce au renforcement des relations et à des partenariats avec des organisations inuites. Renforce les conditions nécessaires aux priorités de recherche définies par les Inuit, y compris le soutien continu au Réseau de recherche inuit à mesure qu'il chemine vers l'autodétermination en matière de recherche interdisciplinaire et de renforcement des capacités.
- Recherche inclusive et données probantes améliorées sur les réalités de santé des personnes 2ELGBTQI+ : Renforce le potentiel d'une représentation plus exacte et de meilleures données probantes sur les réalités de santé des personnes autochtones 2ELGBTQI+, afin d'éclairer des services et des soutiens culturellement sûrs. Les IRSC le font au moyen d'approches inclusives et communautaires, lorsque les projets priorisent l'inclusion des personnes 2ELGBTQI+.
Détails sur le financement
Le programme Environnements réseau pour la recherche sur la santé des Autochtones (ERRSA) représente un engagement de 105,5 millions de dollars sur six ans par les IRSC afin de renforcer la capacité de recherche en santé autochtone au Canada.